‹ Statistique monumentale du Calvados (volume 4)Chapitre 106 sur 203 · IAY . ESTE . DONNEE . PAR · texte numérisé non relu

IAY . ESTE . DONNEE . PAR

Bf . IEAN .DE LA . FLECHE

Cr . Sr . DE GR1S1 ETC.

Des actes de 1759 et 1778 portent le nom de messire Pierre Fergant , écuyer , conseiller du Roi et son auditeur en la Chambre des comptes , aides et finances de Normandie, seigneur du fief de Vaux, patron présentateur de Querville , seigneur honoraire du Mesnil-Mauger, des fiefs du Coin , Capomesnil, Vieux-Manchon et autres lieux.

Le Coin et Capomesnil sont situés au Mesnil-Mauger.

Henry de Mannoury, chevalier, dont il a été question précédemment, était seigneur du Coin en 1555. Le manoir, situé loin de l'église , a subi depuis , quelques mutilations ; il avait été construit au XVIe siècle , et j'ai eu le

GANTOIS DE MËZIDON. Z|89

plaisir d'y conduire M. Parker, Mme Parker et d'autres antiquaires.

Ce manoir , qui est construit en bois en grande partie , a été figuré dans le Bulletin monumental, t. XV1H , p. 629. Il est garni de fossés pleins d'eau et offre encore beaucoup d'intérêt.

Capomesnil , ou Carouges , appartenait probablement à Thomas et Jehan de Carouges , cités parmi les hommes d'armes qui devaient garder la forteresse de Ste-Barbe en 1411.

M. Louis Du Bois, dans son Histoire de Lisieux, a cherché à rendre ce lieu célèbre en l'indiquant comme le théâtre du viol de Marguerite de ïhibouville , femme de Jean de Carouges, qui donna lieu à un duel judiciaire rapporté par les chroniqueurs sous la date de 1386. Mais, au contraire, Froissart affirme que cette action se passa « en

« un chastel sur les marches du Perche et d'Alençon ; le- « quel chastel on nomme , ce m'est avis , Argenteuil. »

Le château de Carouges est en partie détruit. L'exploitation du domaine occupe seulement des bâtiments qui en dépendaient.

Médaille celtique. — En faisant les terrassements du chemin de fer, on a trouvé, non loin du carrefour des Forges, une médaille celtique en or que j'ai achetée des ouvriers; c'est un quart de statère , figuré par M. Éd. Lambert dans son ouvrage sur la Numismatique gauloise, seconde partie, pi. III, fig. 2. Le poids de cette monnaie est de 39 grammes. Je ne serais pas surpris qu'on eût trouvé autre chose dans le même lieu, car c'est le hasard qui m'a fait acquérir cette médaille.

PEUCY.

Pcrc'y , Perceium , Perceum , Percheum.

L'église de Percy présente un type très-simple et assez élégant d'église rurale du [ XIJP siècle ; elle a , sous ce rapport , intéressé tous les architectes et les antiquaires auxquels je l'ai montrée, notamment M. Parker, d'Oxford; M. Verdier, architecte du gouvernement, et M. A. de Blois, de Quimper, président de la Société archéologique du Finistère.

Cette église se compose d'une nef et d'un chœur du premier style ogival , au point de jonction desquels une tour a été édifiée au XVIe siècle.

La façade occidentale de la nef offre aujourd'hui une porte en ogive dont l'archivolte , ornée de cannelures profilées comme au XIIIe siècle, repose de chaque côté sur une colonnette à chapiteau garni de feuilles ; une lancette bouchée occupe le centre du fronton au-dessus de la porte.

Du côté du nord , les murs latéraux sont couronnés d'une corniche taillée en biseau portant, en guise de modillons, des têtes de clous et autres figures ordinaires sur les monuments du XIIIe siècle. Des dents de scie garnissant d'autres parties de la corniche.

Le chœur est terminé par un chevet droit, percé de trois lancettes inégales, selon la disposition assez habituelle au XIIIe siècle dans le département : chacun des murs latéraux du chœur est aussi percé de trois lanceurs Une sacristie moderne est appliquée sur le mur latéral iimd, à proximité du sanctuaire.

La tour, très-lourde, est centrale, comme je l'ai dit, terminée en bâtière et probablement du XVIe siècle ; mais la base qui la supporte date du temps de l'église. Une chapelle appliquée au sud , entre chœur et 'nef , porte les caractères du XVe ou du XVIe siècle ; les arceaux de la voûte

CAYTO-N DE MÊZIDOP. 491

sont prismatiques et présentent au point de croisement, des écussons sans armoiries. C'était , selon toute apparence , une chapelle seigneuriale.

L'église avait une voûte en bois ornée de peintures appliquées; mais, depuis quelques années, on a plâtré cette jolie voûte du chœur et refait celle de la nef en bois neuf.

On a aussi empâté sous le badigeon les moulures trèsfines qui décoraient le poinçon de la voûte du chœur et qui peut-être dataient du XIIIe siècle, ce qui serait d'autant plus remarquable que les boiseries sculptées de cette époque sont bien rares.

M. Pépin a lu ainsi qu'il suit l'inscription de la cloche :

^jp^ L'AN 1786 IAY ÉTÉ BÉNIR ET NOMMÉ K JENEVIBYB PAR M,re JEAN

BAPTISTE LE CBHIST CHANOINE RÉGULIER fl^T5, DE LA CONGRÉGATION DE FRANCE, PRIEUR DE Slc BARBE EN AIGE

ET VISITEUR DE SON ORDRE ET NOBLE DAME fâj^ JEHKViÈVE ALEXANDRINS HENRIETTE DUPARC ROZEY PATRONNE DB

PLAIN VILLE. — PASTORE DNO ANTONIO REMIGIO 0^§?* NOUVELET CANON1CO REGULARB CONGRF-GATION1S GALLICANE L\ VILLETTE DE LISIE» X M* A FAITE.

On conserve au presbytère une croix en bois entourée d'une lame de cuivre et ornée de dessins ; elle a été trouvée derrière le chœur.

On conserve aussi au presbytère un bas relief, en albâtre, trouvé dans l'église et que M. Pépin a dessiné. Il représente Jésus-Christ en croix. Deux anges reçoivent dans des coupes le, précieux sang qui sort des mains.

Deux autres anges, au bas de la croix, reçoivent dans un calice le sang qui s'écoule des pieds.

L'église de Percy est sous l'invocation de saint Gênais. L'abbaye de Sl"-Barbe nommait à la cure. La paroisse faisait partie du diocèse de Séez.

Château. — Tout près et à l'ouest de l'église , on voit le

château de Percy, ancienne maison seigneuriale, qui conserve encore un certain caractère par son architecture, de la fin du XVIe siècle ou du commencement du XVIIe. Le toit est encore couronné de deux épis assez remarquables.

Voie romaine. — Le chemin haussé, signalé par M. Le Grand comme venant de Vendeuvre par Escures , et que j'ai moi-même exploré plusieurs fois, passe au milieu de la rue de Percy et au pied du chevet de l'église, On a trouvé à plusieurs reprises , sur le bord de cette ancienne voie , des tombeaux dont quelques-uns renfermaient des armes ( sabres ) que je n'ai pas vues. Il y a lieu de penser que ces sépultures pouvaient remonter à l'époque carlovingienne ou mérovingienne.

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