‹ Statistique monumentale du Calvados (volume 4)Chapitre 110 sur 203 · V. Petit del · texte numérisé non relu

V. Petit del

LES DEUX STATIES TOMBALES DE LÏ.r.I.ISF. DE UIHTWUMI-AW-J Nf.L M S.

surcot sans manches et fendu par devant. La main gauche tomhe le long de la taille et paraît tenir un mouchoir ou un gant ; l'autre bras est ployé et repose sur la poitrine. Cette statue est plus grossière que la précédente , elle dénote un ciseau moins exercé.

Deux autels existent à droite et à gauche de l'entrée du chœur, ils sont en pierre. L'un d'eux a son conlre-rétable orné d'un tableau, donné en 1574 par Jacques Louvet.

Manoir, — Au nord de l'église est un manoir, dont le côté droit est très-élégant, offrant au centre une tourelle à pans servant d'escalier et des fenêtres à croisées de pierre. Ce manoir, auquel la rivière deViette pouvait servir de défense d'un côté, a appartenu à plusieurs familles ; il était, en dernier lieu , la propriété des héritiers de Mme de Séligny , desquels M. de La Porte , de Lisieux , membre de l'Association normande , doit l'avoir acheté.

On distingue sur la porte d'entrée de la tourelle un écusson mutilé. Les salles du rez-de-chaussée ont été peintes au commencement du XVIIIe siècle. M. Bouet a dessiné quelques écussons, plus ou moins effacés, à l'intérieur du château.

La pièce au sommet de la tour a été pavée en briques émaillées.

Sur l'appui d'une des lucarnes de la partie moderne du château on a replacé cette devise , en caractères gothiques :

lliuj bon luntloir

L'esquisse (page 501) donne une idée de l'extérieur de ce manoir, du côté le plus ancien.

CANTON DE MÊZIDON.

CHATEAU DE b U ME-MARIE-AlX-ANGLAIS

(Appartenant aujourd'hui à M. de La Porte).

DOUX-xMAKAIS.

Doux-Marais , Odonis Mariscvs , Dulcis Mariscus.

L'église de Doux-Marais n'a pas d'intérêt archilectonique ; elle est de forme rectangulaire ; toutes les fenêtres sont modernes et carrées ; la porte occidentale est cintrée ; les murs ont été enduits de mortier et l'appareil n'est pas facile à étudier; quelques contreforts montrent que la maçonnerie date de l'ère ogivale : à l'ouest , ils sont appliqués sur les angles , ce qui annoncerait le XVe siècle.

La tour en bois est terminée par une flèche à six pans couverte d'ardoise, que couronne une croix fleurdelisée.

L'inscription de la cloche est ainsi conçue, d'après la copie de M. Pépin :

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