‹ Statistique monumentale du Calvados (volume 4)Chapitre 142 sur 203 · MANOIR DE MITHOIS · texte numérisé non relu

MANOIR DE MITHOIS

Une tourelle carrée en saillie doit renfermer l'escalier.

Un château plus moderne existe à Mithois , à 600 mètres environ à l'ouest de l'église.

CANTON DE SAlNT-PIISRRE-SUa-DlVE. 579

L'inscription de la cloche nous indique quels étaient , au XVIIIe siècle, les seigneurs de Mithois.

Léproserie, — Une léproserie avait existé à Mithois et les revenus en avaient été appliqués à l'hospice de St-Pierre-sur- Dive ; elle était située à l'est-sud-est de l'église, sur le bord d'un chemin allant vers St-Georges et montant la butte de Queverue.

Bois de Queverue. — Le bois de Queverue est compris tout entier dans le territoire de Mithois. Ce bois renferme deux enceintes qui ont été regardées comme romaines.

J'ai décrit en 1830 , dans mon Cours d'antiquités monumentales , l'un de ces camps que j'avais visité dans le bois , à quelques centaines de mètres du pavillon de M. Duchesne.

Ce camp est à peu près carré, entouré d'un vallum et de fossés peu profonds (d'environ k à 5 pieds) , mais bien conservés et tracés sans interruption (V. la fig. 6 , pi. XXXI de l'atlas de mon Cours d'antiquités monumentales). M. Duchesne m'a affirmé, il y a trente ans, qu'on avait trouvé dans l'enceinte des fragments de pierres taillées (1). La dimension du camp est indiquée par le plan que j'ai levé et publié dans mon Cours.

D'autres retranchements existent dans le bois de Queverue, à 1 kilomètre de ceux-ci. La hauteur du plateau de Queverue, au-dessus du niveau de la mer, est de 188 mètres.

De l'extrémité de ce plateau la vue s'étend, au loin, sur les

(1) M. Duchesne, propriétaire du bois de Queverue, avait recueilli, il y a trente ans, dans le fossé du camp le plus voisin de son château , des débris de poteries faites au tour. Mais, comme les fossés ont dû être remplis d'eau pendant longtemps et qu'on a dû y venir puiser de l'eau après l'occupation romaine , rien ne prouve que ces débris soient antiques, et j'ignore s'il en a été conservé quelques-uns qui puissent être examinés.

vallées du Pays-d'Auge et sur les campagnes de Caen el de Falaise ; on distingue , de là , les monts d'Éraines, Montabar, St-Clair-la-Pommeraye et, je crois, la butte de Campandré, également couronnée par un camp retranché de la même forme.

Le camp, figuré dans mon Cours, a été marqué sur la Carte de l'état-major. Les autres retranchements que j'indiquais ont été marqués également sur cette carte. Celte seconde enceinte est à l'ouest sud-ouest de celle dont je viens de présenter la description. ( Voir la Carte de l'état-major. )

J'ai interrogé dernièrement les ouvriers qui exploitent les silex pour l'entretien des routes , à l'intérieur du camp ; ils m'ont dit n'avoir rien trouvé dans les excavations qu'ils ont faites depuis quelque temps.

Le bois de Queverue mériterait d'être exploré quand on y fait des coupes. Le chemin qui vient à Mithois de St- Pierre-sur-Dive , passe près de la IMaladrerie et se dirige vers St-Georges , paraît très-ancien.

ESCOTS.

Escots , Escos, Ecos.

L'église d'Escots, composée d'une nef et d'un chœur rectangulaires , paraît , si l'on observe quelques parties de ses murs, pouvoir remonter jusqu'au XIIIe siècle, peut-être même à la fin du XIIe. On entrait autrefois dans la nef par une porte latérale, au sud, précédée d'un porche en bois: on voit encore les supports ou corbeaux de pierre qui portaient la charpente de ce porche. L'entrée actuelle est moderne. La plupart des fenêtres ont été défigurées et sont également modernes : j'en ai remarqué seulement une dont la baie est surmontée d'un linteau trilobé.

La tour est conforme au type habituel dans le pays, c'està-dire une flèche à huit pans , en bois el très-aiguë , posée

CANTON DE SÀLNT-PiliRRE-SUR-DIVE. 581

sur une tour carrée , également en bois ; le tout recouvert d'ardoise.

Le maître-autel cache un autel en pierre plus ancien , supporté par deux colonnes.

La cloche porte l'inscription suivante , d'après les notes de M. Pépin :

L'AN 1717 IAY ÉTÉ BÉNITE PAR Me DENIS TOVTAIN CVRÉ DE CE L1EV ET NOMMÉE MARIE ANNE ROSE PAR H* ET Pl SGr LOVIS FRANÇOIS DE THI- BOVTOT SIR DE TH<>iS .... MANQVEVILLE BARON DOVV1LLE LARIVlÈRE ET DARM .... ET AVTRE8 LIEVX .... GÉNÉRAL DE L'ARTILLERIE DE FRANCE, BRIGADIER DES ARMES DU ROY CHcr DB L'ORDRE ROYAL MILITAIRE DE St LOVIS ET PAR HAUTE ET I'te DAME MARIE ANNE ROSE DE MONTGOMERY .... ENTE PAR M DVONË DESCOTS PATRONNE HONORAIRE DE CE LIEV SON ÉPOVSE ET REPRÉSENTÉ PAR M LEBLANC PARCLEVR INTENDANT AVOCAT ET DEMOISELLE MARIE MAGDELEINE ANTOINE LELBLANC

Les caractères sont un peu effacés , difficiles à lire , et quelques lacunes existent dans le texte de cette inscription, dont nous donnons les parties principales.

La sacristie, appuyée sur le chevet du chœur, porte la date 1775.

L'église est sous l'invocation de saint Remy. L'abbaye de Vignats nommait à la cure.

Dans le cimetière, M. Pépin a recueilli quatre inscriptions tumulaires.

Les deux premières appartiennent à la famille de Mosgcs :

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