V. — Entorses du coude
19 cas
14 hommes : 14 guéris.
5 femmes : 5 —
Au point de vue des causes prédisposantes, j'ai à signaler la fréquence de l'entorse sur les coudes affectés d'une ankylose fibreuse : sur mes 19 cas, 4 fois le coude était ankylosé. L'arlhrite chronique, cop-\me l'ankylose, en altérant la liberté des mouvements, prédispose à l'entorse. Le coude droit y est plus sujet que le coude gauche (12 entorses à droite, 7 à gauche).
Les causes occasionnelles n'offrent rien de particulier. Cependant 3 blessés prétendaient avoir eu, d'abord, une luxation du coude, qui s'était réduite spontanément par un simple mouvement de l'avant-bras, ce qui n'a rien d'impossible. ,
La déchirure des ligaments ne s'est manifestée par des mouvements anormaux d'inflexion latérale que dans un seul cas.
L'épanchemenl inlra-articulaire a été assez rare.
La contracture hvstérique des muscles s'est montrée chez un jeune homme, dedix-lîuit ans, qui s'était donné une entorse du coude en faisant de la gymnastique. Le coude était maintenu fixe, dans la demi-flexion, parla contracture des muscles du bras (voy. Malformations du coude par contracture musculaire, p. 640).
Dans les entorses graves l'immobilisation du coude m a
paru indispensable.
La durée moyenne du traitement a été de huit jours.
Par leur fréquence, les luxations du coude tiennent u