Contusions sam plaie
84 cas.
75 hommes, 5 incisions, 70 guéris sans incision, 0 mort. 9 femmes, 1 incision, 8 — sans incision, 0 —
Les causes de ces contusions ont été les plus diverses. Mais, parmi elles, j'ai surtout noté comme fréquentes les contusions par coup de pied de cheval et par roue de voiture.
La jambe droite a été atteinte 41 fois
La jambe gauche 27
Les deux jambes 8
Le côté n'a pas été déterminé 8 — 35 blessés avaient des contusions légères et ont séjourné de un à cmq jours dans l'hôpital.
21 blessés, avec des contusions de moyenne intensité sont restés de cinq à dix jours. '
10 blessés, avec des contusions plus sérieuses, sont restes de dix a quinze jours.
12 blessés, avec des contusions graves, ont été soignés pendant quinze a vingt jours.
6 messés ont dû prolonger leur séjour au-delà de vingt
La durée moyenne du traitement des contusions de la jambe a été de neuf jours.
Dans quelques cas Ja contusion s'est accompagnée d'une ^ entorse tibio-tarsienne ou d'une entorse du genou avec dIus ou moins d'épanchement intra-articulaire ^
Mais la complication la plus fréquente a été l'ôpanchementsan.um ou séro-sanguin, qui a été observe' 15 fois.
Comme complications assez rares, je signalerai le spliacèle de la peau (3 cas) et l'ostéite ou l'ostéomyélite (i cas) avec un abcès sous-périostique consécutif dans un seul cas.
Le traitement a consisté en applications résolutives, en bains, massages, compression ouatée.
Les épanchements sanguins ont nécessité, chez 5 blessés, l'incision du foyer. Cette incision a eu pour but de donner issue au sang et aux caillots, qui ne semblaient pas pouvoir se résorber spontanément. La cavité était ensuite lavée avec soin par un jet d'eau phéniquée, et l'incision pansée antiseptiquement. Dans aucun de ces cas, il ne se forma de suppuration ; la plaie se cicatrisa toujours par première intention.
L'abcès sous-périosté fut incisé et se guérit aussi par réunion immédiate.
IL — Plaies contiiaes.
. 131 hommes, 131 guéris ^ q ^^^^^.^^ 14 i cdb \ femmes, 10 guéries \
Indépendamment des causes vulgaires, qui sont des chocs et des chutes, j'ai relevé 11 plaies contuses par coup de pied de cheval, 11 par roue de voiture, 9 par morsure de chien, 1 par morsure d'homme, 3 par balle de revolver. .
La jambe droite a été le siège de la plaie contuse ob tois ; la jambe gauche 57 fois; les 2 jambes simultanément 3 fois. 21 fois le côté n'a pas été déterminé.
La fréquence d'aprèsles âges donne les résultats suivants, non seulement pour les plaies contuses, mais aussi pour les contusions sans plaie-
Contusions sans plaie. Plaies contuses.
de 15 à 25 ans U ou 13,09 0/U 29 ou 20,56 0/0 de 25 à 35 - 26 ou 30,95 — 12 ou 29,78 de 35 à 45 - 23 ou 27,38 - 29 ou 20,56 de 45 à 55 — 7 ou 8,33 - 19 ou 13,47 de 55 à 65 - 8 ou 9,52 - 13 ou 9,21 - Au-dessus de 65 - 7 ou 8,33 — 9 ou 6,38 -
Jambe.
Les plaies contuses se sont partagées en deux catégories: les plaies contuses légères, au nombre de 68, et les plaies contuses (/myes au nombre de 73. Les premières, dont le séjour (à l'hôpital a varié de deux à dix jours, ont été guéries dans un délai de six jours en moyenne. Parmi les secondes, 33 ont exigé un traitement de 10 à 20 jours.
La durée moyenne du traitement des plaies contuses graves a été de vingt-cinq jours.
Les plaies contuses légères ont été sans complication, si ce n'est 1 cas de dénudation peu étendue du tibia. Elles n'ont produit, comme accident consécutif, que 1 cas d'angéioleucitc.
Les plaies contuses graves, au contraire, se sont compliquées d'épancliement sanguin (2 cas), de dénudation du tibia (7 cas), de plaie pénétrante du tibia par balle de revolver (1 cas), de hernie des muscles (1 cas), d'hémorrhagie (1 cas). Elles ont occasionné plusieurs accidents consécutifs, qui ont été l'angéioleucite r3 cas), l'érysipèle (1 cas), le phlegmon suppuré (1 cas), la gangrène des tissus (9 cas), des phénomènes nerveux d'hystéro-traumatisme (1 cas).
Le traitement a toujours consisté en des pansements avec des compresses imbibées soit d'une solution phéniquée soit d'une solution de sublimé ou avec des compresses iodoformées. Il n'y a eu aucune intervention chirurgicale.
IIL — Plaies par instruments tranchants et piquants.
Comme on le voit par le chilTre précédent, ces plaies ont été rares. Elles ont été produites soit par des morceaux de verre, soit par des coups de couteau. Elles ont donné lieu 3 fois à des hémorrhagies abondantes. Dans 2 de ces cas, l'instrument tranchant avait intéressé une veine variqueuse. Dans le troisième cas, un coup de couteau avait
20 à 30 — 30 à 40 — plus de 40 —
8 cas — 8 hommes, 8 guéris
sectionné la partie interne du mollet, intéressant les muscles de la couche profonde.
La durée moyenne du séjour à l'hôpital a été de dix-sept jours.