C. — Genou (d
Affections traumatiques.
L — Contusions sans plaie.
^oc ( hommes, 6 opérés, 104 non opérés / „ i^ô cas j ^3 fg^j^çg^ Q opéré, 13 — \^ ^^o^^-
(1) statistique pendant quatorze années et dix mois, depuis le 1" jantier 1879 jusqu'au 1" novembre 1893.
Le genou droit et le genou gauche ont élé atteints par la contusion aussi souvent l'un que l'autre (55 contusions à droite, 56 à gauche, 2 fois la contusion occupait les deux genoux, 10 fois le côté contus n'a pas été mentionné).
Dans 48 cas la contusion était simpla.
La complication la plus souvent observée a été l'épanchement sanguin, séreux ou séro-sanguin intra-articuiaire. 07 contusions ont été compliquées déhanchement, inlraarticulaire : 9 fois l'épanchement était peu appréciable, 58 fois il était abondant.
En outre,j'ai noté 7 cas de contusions compliquées cTépanchement sanguin extra-articulaire , dans la bourse prérotulienne ou dans les tissus voisins.
Dans 1 cas la contusion s'est compliquée d'une lymphangite descendante de la jambe.
Les épanchemenis intra et extra-articulaires se sont facilement résorbés sous l'influence du repos, de la compression ouatée ou de la compression avec la bande de caoutchouc. Quelquefois j'ai fait une légère révulsion avec la teinture d'iode en badigeonnages sur la peau. La durée du traitement a été en moyenne de quinze jours.
22 contusions avec épan chement ont guéri en moins de
Cetle guérison facile, et en général rapide, des épanchemonts du genou, suites de contusion, m'a éloigné de pratiquer hâtivement la ponction évacuatrice. Je n'ai eu recours que 4 fois à la ponction et 2 fois à l'incision de l'articulation, parce que l'épanchement sanguin ne paraissait pas pouvoir se résorber spontanément dans un des cas et, dans l'autre cas, parce que l'épanchement avait suppuré.
2 contusions se sont accompagnées d'un sphacèle superficiel de la peau.
Enfin je viens de mentionner le seul cas où l'épanchement articulaire était devenu suppuratif.
10 jours en 11 k 20 — en 21 à 30 — en plus de 31 —
n. — Plaies contuses.
29 cas.
25 hommes, 1 — 24 guéris sans opéraLion )^ 4 femmes, 0 opéré, 4 — j ^ mort.
Ces plaies contuses se sont réparties en 10 plaies au genou droit, 13 au genou gauche, 2 aux deux genoux à la fois. Dans 4 cas, le côté n'a pas été mentionné.
II est remarquable que les plaies contuses se sont rarement compliquées d'épanchement intra-articulaire : dans 3 cas seulement.
La bourse prérotulienne a été 2 fois ouverte. Les autres complications ont été : le sphacèle des tissus (2 cas), 1 mflamraation de la bourse prérotuUenne (1 cas) une fistule persistanle avec fongosités (1 cas). ^ J'ai pratiqué 4 fois la suture de ces plaies contuses et j ai obtenu leur réunion immédiate. Dans les autres cas. il n apasete nécessaire de pratiquer la suture, ou la suture etai contre-indiquéepar l'état de la plaie. Dans le cas où il existait une fistule, j'ai dû la mettre à découvert par une incision, puis pratiquer le curettage des fongosités.
La durée moyenne du séjour des malades à l'hôpital a été de dix-sept jours.
m. Plaies par imtrumentB tranchants et piquants.
10 cas i ^ l^onimes, 1 opéré, 8 non opérés / ^
\ 1 femme, 1 opérée, 0 j ^ mort.
8 fois ces plaies étaient non pénétrantes. 2 fois elles intéressaient l'articulation Les plaies non pénétrantes ne se* sont compliquées dhemorrhagie que dans 1 cas. Elles ont été réunies par îa u ture ans 4 cas ; dans les autres cas, des pansements ont
cfs o . i fr"' '""^ suppuration, sauf dans
1 cas,ou d s est formé un abcès, qui a été incisé. La guârison a eu heu en une moyenne de dix iours P.
Les 2 plaies pénétrantes ont été produites par une aiguille et par un clou. Dans le premier cas, l'aiguille s'était brisée dans la plaie. Il a fallu faire une incision pour l'extraire; guérison en dix-sept jours. Dans le second cas , une arthrite aiguë s'est développée. Malgré l'immobilisation, la compression ouatée, la glace en permanence, cette arthrite n'était pas guérie, lorsque le malade voulut sortir au bout de deux semaines.