XVIII. — Ponctions du genou
ii ponctions 11 hommes: Sgiiéris, 3 améliorés, 0 non guéri / 3 ferafmes : 2 — O — 1 5
Ces ponctions ont eu lieu 4 fois pour des épancliements traumatiques; 6 fois pour des épanchements d'hydarthrose ; 4 fois pour des épancbements d'arthrite ou de tumeur hianche.
Je les ai pratiquées rarement, parce que je les crois peu
Utiles»
Elles sont surtout indiquées dans les épanchements sanguins récents et dans les épanchements séreux qui tardent
à se résorber. II arrive ordinairement qu'après la ponction l'épancliement se reproduit, et qu'il faut recommencer deux ou trois fois l'évacuation articulaire, sans qu'il soit bien évident qu'un traitement par la révulsion et la compression n'ait pas amené un résultat aussi bon et aussi prompt.
En général, lorsque l'épanchement est purulent, il vaut mieux recourir à l'arthrotomie, ou à la résection, qu'à la ponction.
Toutes nos ponctions ont été faites aseptiqueraent et avec aspiration du liquide. Elles n'ont déterminé aucun accident.
Elles ont été simplement évacuatrices chez 10 opérés.
Chez 4 autres opérés, elles ont été suivies d'un lavage articulaire avec la solution phéniquée forte. Après ce lavage, les malades ressentent une vive douleur qui peut durer plusieurs jours. Peu à peu, la douleur s'amoindrit, l'épanchement ne se reproduit pas et la guérison arrive.
Je n'ai eu à enregistrer qu'un insuccès de la ponction. L'épanchement articulaire était purulent. Deux ponctions n'eurent aucun résultat favorable. H fallut faire l'arthrotomie qui n'eut pas plus de succès, et en définitive recourir a l'amputation de la cuisse. , ,
Tous les autres malades, traités par la ponction, ont ele
guéris ou améhorés. , ,
La durée moyenne du traitement par la ponction a ete de vingt jours, dans le cas d'épanchement traumatique, et de quarante-six jours, dans le cas d'épanchement d'hydarthrose, d'arthrite ou de tumeur blanche.