VI. Gelures
,0 hommes, 16 guéris j Q
18 cas j 2 femmes, 2 guéries \
PIED. * 15
Les gelures ont été rares et superficielles avant 20 ans, 3 cas seulement. En revanclie, nous en avons noté 11 cas à partir de 42 ans.
Les gelures ont atteint :
Un ou plusieurs orteils 10 fois.
Les orteils des deux pieds. . . 1 —
L'un des pieds 2 —
Les deux pieds 5 —
Dans 10. cas, le froid n'a produit que des lésions superficielles, érythèmes, engelures, phyctènes. Dans 4 cas, il y a eu spliacèle de la peau. Dans 4 cas, la mortification a atteint les phalanges des orteils, et a été suivie d'élimination.
La durée moyenne du séjour pour les gelures superficielles a été de dix jours ; pour les gelures avec spliacèle, de quarante-six jours ; pour les gelures avec spliacèle et nécrose, de cent-treize jours.
Chez un homme de 63 ans, S... Pierre, la perte des orteils et la destruction d'une partie de la peau du pied, a nécessité l'amputation de Ghopart, qui a été suivie de guérison.
VIL — Fractures.
1" Fractures des phalanges :
28 factures ) ^\ 1 \ « -rt.
Elles ont siégé 15 fois à droite, 11 fois à gauche; 2 fois le côté n'a pas été noté.
Elles se sont réparties de la manière s'uivante :
^ 22 fractures du gros orteil :
12 à la première phalange 10 à la phalangette
6 fractures des autres orteils :
2 au deuxième orteil (1 à la 1^" phalange, 1 à la 2") 1 au troisième orteil (1 à la phalangette).
1 aux quatrième et cinquième orteils à la fois (aux phalanges et aux phalangines).
2 au cinquième orteil (2 à la 1^" phalange).
Dans 13 cas la fracture a 6té simple (10 fractures au gros orteil ; 3 fractures aux autres orteils).
Dans 10 cas elle a été compliquée de plaie contuse (8 fractures du gros orteil ; 2 fractures des autres orteils).
Dans 5 cas la plaie communiquait avec le foyer de la fracture (4 fractures du gros orteil ; 1 fracture d'autre orteil).
Une fracture de la première phalange du gros orteil s'est accompagnée d'une fracture du métatarsien correspondant. ■
Traitement : immobilisation sur une semelle plâtrée pour les fractures simples; pansement antiseptique pour les fractures compliquées et immobilisation dans un appareil
plâtré ou ouaté.
La durée moyenne du traitement pour les tractures simples a été de dix-huit jours; et pour les fractures compliquées de plaie pénétrante ou non pénétrante de trentedeux jours.
2° Fractures des métatarsiens :
\ 38 hommes, 38 guéris \ ^ .
41 fractures I 3 femmes, 3 guéries P Ces fractures ont eu pour siège 21 fois le pied droit, 10 fois le pied gauche ; 10 fois le côté n'a pas été mentionne.
Les divers métatarsiens ont été fracturés dans les proportions suivantes :
Premier métatarsien 7 fractures.
Deuxième métatarsien 4 —
Premier et deuxième métatarsiens à la- fois 2
Troisième métatarsien 4 —
Quatrième métatarsien ... 5 —
Troisième et quatrième métatarsien à la fois ^ ~~
Cinquième métatarsien 5 —
Quatrième et cinquième métatarsiens à la fois 1 "~*
Métatarsien indéterminé • • 5 —
Plusieurs métatarsiens à la fois indéterminés
PlEDi
30 fractures ont été simples.
4 fractures ont été compliquées de plaie contuse non pénétrante, etparmi celles-ci une fois la fracture a coïncidé avec une fracture de jambe du même côté.
7 fractures ont été compliquées de plaie pénétrante.
Presque toutes ces fractures ont été produites par le choc ou la pression d'un corps lourd. J'ai noté 2 fois seulement que la fracture avait été le résultat d'une chute sur les pieds : dans un cas, en sautant du haut d'un pont, dans un autre cas, en tombant d'un cinquième étage.
Traitement : immobilisation dans un appareil silicaté et le plus souvent dans un appareil plâtré, après avoir appliqué un pansement antiseptique dans le cas de plaie.
Quatre opérations sont devenues nécessaires à la suite des fractures des métatarsiens.
Obs. 4. — Chez une jeune fille de 16 ans, D Elise, qui
était restée seulement neuf jours à l'hôpital, en 1884, pour un traumatisme du pied, une fracture du deuxième métatarsien droit fut méconnue et se consolida vicieusement. Je fus obligé plus tard de faire l'ostéotomie du cal vicieux. (Voy. obs. 74, ostéotomie.)
Obs. 5. — En 1890, R... Emile, garçon couvreur, âgé de 48 ans, se fait une fracture de plusieurs métatarsiens gauches avec plaie pénétrante, pendant une chute du cinquième étage. Le premier métatarsien fut réséqué. Pansement phéniqué et ouaté. Guérison.
Obs. 6. — En 1887, P... Pierre, charretier, âgé de 54 ans. subit une fracture du métatarse par la pression d'une roue de voiture. Il y a une plaie par écrasement communiquant avec la fracture. Tentative de conservation. Suppuration. Septicémie. Amputation intra-malléolaire. Guérison.
Obs. 7. — En 1890, C, Marc, brasseur, âgé de 25 ans, a une fracture comminutive avec plaie contuse de plusieurs métatarsiens droits faite par un tonneau. Désarticulation sousastragalienne. Guérison.
Ces quatre faits seront rappelés dans la statistique des opérations.
La durée moyenne du traitement a été de vingt-quatre jours pour les fractures simples, de quatre-vingt-deux jours pour les fractures compliquées et de cent dix-sept jours pour les fractures compliquées suivies d'opérations.
Parmi les 3 femmes atteintes de fracture, l'une d elles, V Marie, âgé de 40 ans, était enceinte de six mois et demi. El'le'eut le cinquième métatarsien droit brisé par le passage d'une roue de voiture. Un épancliemer.t sanguin considérable se forma dans le pied, qui était affecté de varices. Malgré ce traumatisme, la grossesse continua son cours, et la consolidation s'effectua en vingt-deux jours.
3° Fractures du calcanéum :
(7 hommes, 7 guéris. / q ^^^^^^^ 10 tractures. | ^ femmes, 3 guéries. \
Le plus ordinairement, 7 fois sur 9, ces fractures ont élé le résultat d'une chute sur les talons, à la suite d un saut d'un lieu élevé ; 2 fois seulement elles reconnurent pour cause un choc direct, dans un de ces cas ce fut la pression d'une roue de voiture, dans l'autre lechoc delà bielle d une machine à vapeur. , .
8 fois la fracture s'était produite par le mécanisme de l'écrasement. 2 fois l'apophyse postérieure du calcanéum a été détachée par unirait de fracture plus ou moins vertical. 2 fractures ont été corapUquées de plaie du talon. ^ 8 fractures ont été simples. Parmi ces dernières, j ai observé, dans un cas (ob. 8), une fracture des deux calcaneums et de la malléole externe et, dans un autre cas, des fractures poncomittantes du radius et du fémur.
11 n'a pas toujours été nécessaire d'appliquer un appareil inamovible. Le séjour au lit a quelquefois sufli pour la suérison. La durée moyenne du traitement a ete de quafante-trois jours pour les fractures simples et de quatrevingt-dix jours pour les fractures compliques.
p.^. 8 — Consolidation vicieme. B... Jean, ferblantier, à,é de 45 ans, entre à la Pitié le 17 juin 1885. Dans mi accès de délire, il 8'est précipité d'mi premier étage et, en tombant sur
PIED. 19
les talons, il s'est fait une fracture par écrasement des deux calcanéums. Il existe en même temps une fracture de la malléole externe. Un appareil plâtré est appliqué de chaque côté.
Au bout de soixante-deux jours le blessé quitte l'hôpital, marchant difficilement avec une béquille. Revenu à l'hôpital, le 23 septembre 1885,1a difficulté de la marche reste la même. Je constate, à la face inférieure ducalcanéum droit, des saillies irrégulières produites par les fragments vicieusement consolidés. Ces saillies appuient sur le sol pendant la marche et produisent des douleurs très vives. Le malade dit qu'il marche comme sur des clous. Il y aurait eu lieu de faire la résection de ces saillies osseuses. Mais le malade veut retourner dans son pays. Je ne l'ai pas revu.
VI II, — Entorses.
321 entorses i 273 hommes, 273 guéris. ,
f 48 femmes, 48 guéries. 1 ^"^o^t.
En considérant la fréquence des entorses d'après les âges j'arrive aux résultats suivants :
De 15 à 20 ans.
De 20 à 25 ans.
De 25 à 30 ans.
De .30 à 35 ans.
De 35 à 40 ans.
De 40 à 45 ans.
De 45 à 50 ans.
De 50 à 55 ans.
De 55 à 60 ans.
Au-dessusde60
Les entorses
, ., , . — "-w^oAiicqucnies au pied
droit qu au pied gauche. 5 fois elles ont alTecté le pied droit et le pied gauche en même temps.
Les entorses ont eu pour siège : 2 fois l'articulation métatarso-plialangienne du gros orteil ; 25 fois les articulations medio-tarsiennes; 20a fois l'articulation tibio-tar- 8iennc;94fois le slègede l'entorse n'a pas été diagnostiqué.
Les entorses légères ont été les plus nombreuses-
entorses.
32 hommes.
femmes
150 ont nécessité un séjour à l'hôpital de 1 à 5 jours ; g-7 de 5 à 10 jours.
Parmi les entorses sérieuses :
42 ont nécessité un séjour à l'hôpital de 10 à d5 jours.
18 — de 15 à 20 —
7 de 20 à 30 -
5 au-delà de 30 —
La durée moyenne du traitement a été de huit jours.
Le traitement a consisté en massages et en bams chauds dans la généralité des cas. Lorsque l'articulation avait de la tendance à s'enflammer, j'ajoutais la compression ouatée, gaelquefois l'immobilisation dans un appareil silicate ou plâtré.