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XXVI. — Extractions de séquestres et grattages d'os

. \ 21 hommes : 21 guéris, 0 non guéri ) „ ,

30 opérations ) j4 ^j3» J ! 0 mort

Presque toutes ces opérations ont porté sur les plialanges; 2 fois seulement sur les métacarpiens.

Elles ont été la conséquence d'une ostéite nécrosique produite par un panaris, chez 31 malades, et, cliez 4 malades, d'une ostéite fongueuse spontanée ou traumatique.

Gomme la plupart de ces opérations étaient peu importantes et rapides, elles ont été faites sans anesthésie. J'ai eu rarement besoin d'employer la bande d'Esmarch et la chloroformisation.

Quand il s'agissait de phalanges nécrosées, on incisait les parties molles, souvent au niveau d'une fistule. On détachait la phalange, si déjà elle n'avait été isolée par la suppuration, et on l'enlevait.

Quand il s'agissait d'ostéite fongueuse, après l'incision, quelques coups de curette nettoyaient la surface de l'os.

Sauf 1, tous les opérés ont été guéris, après un traitement dont la durée moyenne a été de quatorze jours.

XXYII. — Extirpations d'os de la main.

iO extirpations \ « ; f ^^^'^ j 0 mort.

Ces opérations, plus importantes que lesprécédentes, ont toujours exigé la chloroformisatiun et souvent l'ischémie à l'aide de la bande de caoutchouc.

Il s'agissait d'enlever, en totalité ou en partie, un ou plusieurs des os de la main, atteints d'ostéite tuberculeuse ou

d'ostéite de cause traumatique. 7 fois l'extirpation a été totale et 3 fois partielle.

Dans 4 cas, l'opération avait pour but d'enlever les phalanges ; dans 4 cas, les métacarpiens ; dans 2 cas, les os du carpe.

Toutes les fois que les conditions s'y prêtaient, l'extirpation a été faite en conservant le périoste. Dans aucun cas je n'ai observé une reproduction osseuse, et le doigt, privé d'une phalange ou d'un métacarpien, ne pouvait rendre que bien peu de services. Ces résultats, défectueux chez les adultes, expliquent pourquoi j'ai eu si rarement recours à ces extirpations.

Il n'en estplus de même, lorsque l'ostéite est limitée au massif osseux du carpe. L'extirpation d'un ou de plusieurs os du carpe peut alors amener une guérison sans déformer la main et sans gêner beaucoup ses fonctions (obs. 299).

La durée moyenne de la guérison après l'opération a été de vingt-deux jours.

Obs. 299. — Zélie V..., âgée de 37 ans, employée, a eu le poignet droit traversé par une balle de fusil, il y a un mois. La balle ayant pénétré au niveau de l'extrémité supérieure de l'éminence thénar est ressortie par la face dorsale du poignet. La plaie a suppuré. Le poignet est gonflé.

Le 12 octobre. En sondant avec un stylet, j'arrive sur les os du carpe qui sont dénudés. Les tendons ne paraissent pas avoir été lésés. La suppuration est abondante. Les douleurs sont assez vives.

Le 17. Anesthésie chloroformique. Applicatio'n de la bande de caoutchouc. Incision à la face palmaire, au niveau du trou d'entrée de la balle, en ménageant les tendons. Après avoir fait écarter les lèvres de la plaie, je trouve que le scaphoïde et le trapèze sont entamés et friables. Avec une curette demi-traacbante, j'enlève ces deux os. Je suis encore obligé de faire l'ablation du serai-lunaire. Les autres os du carpe étaient sains. La plaie est lavée et remplie de gaze iodoformée.

Les suites furent très simples.

Le 27. Zélie V... quittait l'hôpital avec un pansement.

MAIN

Revue trois semaines après, la plaie était cicatrisée. La main n'était pas déformée et les mouvements du poignet et des doigts étaient libres.

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