‹ Statistique & observations de chirurgie hospitalièreChapitre 136 sur 137 · Opérations · texte numérisé non relu

Opérations

IG

MORTS

RÉCAPITULATION SOo

11 résulte des tableaux 1 et II que 1.945 malades ont été traités sans opérations et que 1005 malades ont été opérés (tableau IIl).

Les opérations sur les parties molles, au nombre de 727, ont donné une proportion de 11 morts pour 716 guérisons ou amélioi'ations. Mortalité 1,51 0/0. Au membre inférieur, la mortalité avait été de 3^10 0/0.

Les opérations sur les articulations et les os, au nombre de 278, ont donné une proportion de 11 morts pour 267 guérisons. Mortalité de H, 95 0/0. Au membre inférieur la mortalité avait été de 11,22 0/0.

Les décès imputables à l'opération elle-même ont été très rares. Si on jette un coup d'œil sur le tableau III, on voit que :

9 malades atlcctés d'une septicémie grave ont succombé à la septicémie préexistante, malgré les incisions ou l'opération faite pour les sauver. J'ai surtout en vue les phlegmons diffus qui ont causé 8 décès par septicémie anteopératoirefobs. 388; obs 389, n°^ 1-2-3; obs.390, n"^ 1- 2-3; obs. 394) et les panaris qui ont anssi amené un décès par la même cause (obs. 249).

2 opérés sont morts de maladie intercurrente accidentelle (obs. 355 et 397).

6 opérés ont été emportés par une tuberculose viscérale, pulmonaire ou encéphalique, alors que, dans la moitié des cas, la plaie opératoire était complètement guérie (obs. 260; obs. 265, n°^ 1 et 2; obs. 326; 327 ; 378).

2 opérés s'éteignirent par cachexie due au diabète ou par sénilité (obs. 318 et 376).

Il n'y a que 3 morts qui soient réellement à la charge des 278 operariofis sur les os et les articulations. Ce sont

3 décès par choc opératoire venant s'ajouter à un affaiblissement causé par un traumatisme ou une cachexie cancéreuse (obs. 314-, 352 ; 387.)

Les 727 opérations sur les parties molles, qui étaient d'ailleurs les moins importantes, n'ont occasionné aucune mort imputable à l'action chirurgicale.

En comparant les affertiom du membre supérieur à celles du membre inférieur, on trouve ;

1° Que le nombre des opérations a été à peu près le même pour les unes et pour les autres (1.005 opérations au membre supérieur, 1.084- opérations au membre inférieur), bien que les affections du membre inférieur aient été de beaucoup plus nombreuses ;

2° Que la mortalité des malades Irailés et des malades opérés a été notablement plus faible pour les affections du membre supérieur que poui' les alTeetions du membre inférieur. Dans les mêmes conditions de soins et d'asepsie, les affections du membre inférieur sont donc toujours les plus graves.

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