‹ Statues de divinite?sChapitre 2 sur 169 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Le présent volume contient la description des statues de divinités, depuis les colosses en granit jusqu'aux figurines en terre émaillée ou en métal destinées à être suspendues comme amulettes. Les plaquettes, dont le contour offre un profil de divinité ou sur lesquelles les dieux sont seulement gravés, sont exclues de ce Catalogue, ayant été déjà décrites dans une autre partie de l'inventaire du Musée. Toutefois la ligne de démarcation entre ces deux genres de représentations est parfois difficile à établir et telles figures ici mentionnées auraient tout aussi bien pu être comprises dans la série des plaquettes.

On n'y trouvera que les divinités à forme humaine ou tout au moins ayant la tête, les membres ou l'attitude humaine; les sphinx n'y figurent pas, ayant été pris dans le Catalogue des statues royales; 1l en est de même des groupes comprenant des dieux et des pharaons. Les animaux sacrés formeront le sujet d'un autre volume.

La classification que j'ai adoptée est exclusive de toute théorie religieuse et n'est fondée que sur l'aspect du monument; elle comprend trois grandes divisions : 1° dieux, 2° déesses, 3° groupes de divinités diverses; Je prends ensuite les divinités à forme purement humaine avant celles empruntant quelque partie de leur corps à la faune sacrée; pour les dieux anthropomorphes j'ai établi quelques sousdivisions suivant que le personnage est debout ou assis, agenouillé, enfant ou momie, de même qu'après les dieux mixtes, une section a été créée pour les êtres à corps diflorme ou à tournure grotesque.

Dans chaque série j'ai dû ensuite classer les dieux suivant l'ordre alphabétique conventionnel de leur nom égyptien. ei forcément 1l y a eu de l'arbitraire ‘ilest impossible de s'y reconnaitre dans la série des dieux enfants (he des À. 1=

ÿ LU, ele.) ou des hiéracocéphales. Les caractères des divers Horus n'ont aucune ; RES : à L-s me % fixité et si J'ai introduit des titres : \ : LS dans la classe des LT — \ © - :

c’est que le nom était inscrit sur la pièce, ou que Jai cru pouvoir grouper un certain nombre de figures offrant le même type, paraissant le plus souvent sur les monuments avec le nom que je leur assigne.

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Pour les déesses la distinction entre Isis et Hathor est aussi factice; quant aux déesses léontocéphales 1l est absolument impossible d'en débrouiller le chaos :

te e , … . qe | les principales sont } à Memphis, Ï * dans le Delta, mais les noms locaux sont nombreux et ne correspondent à aucun attribut distinct. À Bubastis elles se

confondent avec | dont la vraie tête est celle d’une chatte, et qui est elle-même

assimilée à "AR E la déesse-mère selon l’école thébaine.

Pour chaque divinité j'ai ensuite essayé de rapprocher les formes semblables, puis les statues de même matière, en commençant par les plus grandes.

Le tableau des divinités placé vers la fin du volume permettra de reconnaitre la situation relative des groupes; lindex archéologique, prenant en détail les attributs divins et signalant à quels personnages ils appartiennent, aidera aux assimilations. |

Une partie importante de la collection est formée de petites statuettes en terre émaillée ; pour elles J'ai généralement omis les indications relatives à la technique, ne signalant que les œuvres artistiques ou franchement mauvaises. Ces objets étaient en effet fabriqués en grande quantité, souvent au moule, et sont à un travail moyen; fréquemment les membres sont ou trop gros, ou trop grêles, les proportions mal observées, les traits sont quelconques; l'émail plus ou moins bien conservé avantage l'objet ou lui nuit; l'appréciation du travail est 1c1 sans importance, d'autant plus qu'elle ne peut servir à établir la date du monument : toutes ces figurines sont saïtes ou ptolémaïques. De même pour les statuettes en pierre, calcaire ou schiste : œuvre de praticiens exercés mais non d'artistes, àl est rare que le monument entier soit bien équilibré, 11 péche presque toujours par quelque point, surtout dans les proportions. C'est ce qui fait que des fragments isolés, des têtes spécialement, paraïtront d’un bon travail, tandis que la statue entière ne serait pas sortie de la moyenne.

Pour la provenance on peut dire que les trois quarts de la collection se répartissent entre quatre localités : Sais, Memphis, Abydos et Thèbes.

Sais (Sa el-Hagar) a donné quantité de bronzes trouvés à plusieurs reprises par amas; les Neith, les Uazit et les Osiris y sont en majorité. Mais ces statues qui ont été brülées par des incendies, puis enfouies dans la terre humide et salpêtrée nous sont rarement parvenues en bon état. Ce qui figure dans le Musée n’est rien à côté de la masse de débris informes, des bras, têtes et jambes séparées provenant de ces trouvailles, et qui n'offre plus aucun intérêt. Les statues de Saïs datent de

la XXVE dynastie; elles sont généralement mièvres, avec des membres grêles; le travail en est soigné.

ss du Delta à peu Len l'humidité du sol ayant causé la destruction : - : qui avait échappé à la ruine des villes. A Saïs les figurines en terre lée sont toutes sans consistance: on en trouve de grandes quantités à Tell | (Bubastis), mais là une seule est entière contre des centaines qui sont sées; leur exécution est du reste généralement orossière. emphis se divise en deux parties. D'une part la ville, qui est à Mit-Rahineh, a donné une certaine quantité de figurines émaillées, de l'autre la nécrole (Abousir, Saqqarah) nous a rendu surtout des monuments en bronze. Mais faut mettre au premier rang le Sérapéum : le sol aux environs de l'hypogée Apis est parsemé de statues déposées sous le dallage du téménos ou dans les fondations du mur d'enceinte. Ces bronzes généralement soignés, qui portent souvent autour du socle le nom du consécrateur, représentent toutes les divinités : s taureaux Apis n'y sont pas plus nombreux que les autres personnages du athéon épyptien. Malheureusement le sable y est humide et l'oxydation a parfois tièrement défiguré l'objet. Ces bronzes datent surtout de la période saito-perse, + de la XXVE à la XXX° dynastie.

“A4 AAbydos, les statuettes en émail ou en bronze étaient déposées dansles tombeaux ct non plus spécialement sur un point. Là le sol étant constamment see, les figues ont conservé leur brillant émail: les pièces en métal ne sont recouvertes ie d'une mince croûte de sable agolutiné qui tombe sous le marteau. Toutefois

é ce sont les:temples de Karnak dans les fondations desquels ont été découtes des milliers de statues en bronze, représentant presque toutes Osiris, mais mauvais état. Le temple de Maut avait été peuplé par Aménothès III de statues à pranit noir de la déesse léontocéphale : bien peu sont restées en place, elles été dispersées dans les musées du monde entier et la collection du Caire en rme quelques échantillons.

Gournah on trouve rarement des statuettes divines : la majorité des tombes nte à la XVIII--XIX° dynastie et la mode n'était pas encore d'entourer le de tous ces amulettes dont on était si prodigue aux basses époques. Dans > temple de Médinet-Habou le sous-sol d'un certain nombre de salles du fond à grand temple a été transformé en eryptes, et on y avait jeté quantité de figures br ne, surtout d'Osiris. À côté de pièces remarquables, finement ciselées, rouve des images grossières, qui sembleraient découpées à l'emporte-pièce. rvation est mauvaise : presque toutes les belles statues en bronze creux sées, les jambes détruites. Le dépôt de ces ex-votos semble avoir eu lieu

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sous la XXV° et la XXVI° dynastie. Le temple de la XVII: dynastie, le sanctuaire Lan.) LL » . nr CPI 7 r . . .

1 avait eu un regain de célébrité à l'époque éthiopienne et avait reeu en grand nombre des figures d'Osiris en pierre dure : granit, basalte, ete.; quelques-unes de ces pièces sont venues orner le Musée du Caire.

Les autres localités de la Haute- -Égypte ne figurent que pour une infime portion dans ce Catalogue. |

Je dois donner quelques explications à propos des anciens numéros, car on peut s'étonner de ne voir figurer 1e1 que mille cinq cents objets alors que plus de quatre mille six cent soixante statues de divinités sont inscrites au Journal du Musée. Dans la première période, le Livre d'entrée était tenu d'une façon fort irrégulière, quand il était tenu, car depuis 1863 jusqu'en 1872 et de 1875 jusqu'en 1881 rien ny a été porté.

Par contre, les descriptions y étaient faites d'une façon décevante : les objets de choix étaient généralement marqués, mais pour le reste c'était l'inscription en bloc, sans examen préalable, selon ce que les fouilles produisaient.

On trouvera par exemple, au moment des travaux du énoie :

N% 8785-8856, soixante-douze Osiris; nee 8857-8858. deux ÎIsis- mère:

N° 8859-8869, vingt et une Isis-mère.

Un peu plus loin, en janvier 1860, et provenant de Médinet-Habou :

N% 9109-9127, dix-neuf Osiris plus ou moins fragmentés et susceptibles d'être restaurés;

N% 9128-9163, quatre-vingt-six Osiris complets;

N% 9164-9181, dix-huit Osiris dont les pieds manquent;

N®% 9182-9229, quarante-sept Osiris dont les pieds manquent;

N° 9228-9234, sept têtes d'Osiris conservées pour leur beau style;

N*% 9235-9243, fragments de neuf Osiris assis.

Puis en novembre 1860, du Sérapéum :

N% 19657-19680, vingt-quatre Osiris; N°% 12681-12700, vingt et un Osiris; N° 19702-19705, quatre Ptah.

Tous ces objets ainsi comptés grosso modo étaient mis dans des couffes, sans recevoir d'étiquette ou de numéro. Le tri n’était fait que plus tard et alors une bonne partie était classée définitivement au rebut, jointe à ce qui venait mal au

. Ce qui subsistait avait souvent perdu les indications d’ origine et était une seconde fois. Les doubles servaient à faire des échanges; à s pre sur l'ordre du Vice-roi, des collections ont été formées pour offertes à des peponnages de marque et ofit compris des statuettes déjà s. Ce n’est qu'à parür de 1881 que le Livre d'entrée a été tenu répuliènt, ne prenant que les objets affectés réellement au Musée. On comprendra comment 1l se fait que les quatre mille deux cents statues mentionnées du uillet 1898 à Janvier 1881 se réduisent à trois cent vingt au Catalogue, “ui quatre cent soixante-dix De pyAdent at aux entrées depuis cette que

ntifcation que par hypothèse, par simple coïncidence des PRE 4 ca le e registre ne donnait pas de détail caractéristique, ce qui est le cas presque c stant. Mais quand plusieurs statues étaient inscrites en bloc, avec la très vague indication : «hauteur moyenne o m. 25 cent.» cette ressource nous échappe. H y a aussi des erreurs d'attributions dues à l’état imparfait de la connaissance des divinités à cette époque; Nefer-hotep est appelé Onouris, Bès et Ptah-patèque sont | désignés sous le nom de Typhon. Parfois le numéro a été inscrit sous la base : il faudrait décoller la statuette de son socle pour vérifier, et cela ne vaut pas le . risque de mutiler la pièce. Ou bien le numéro a été écrit sur une étiquette collée; tantôt l'encre a päli, est devenue absolument invisible : il y a telles marques qu'on . ne soupconnerait pas si la plume n'avait épratigné le papier; ou bien les insectes ont rongé le papier, ne respectant que la bordure imprimée; enfin il y a les = objets entrés pendant les périodes où 1l n'était tenu aucune comptabilité. … Je n'ai pu mettre la main sur quelques statuettes portées à l'inventaire depuis

ns one que certaines caisses sorties des magasins de Ghizeh ne sont pas “ “encore classées et qu'on peut y retrouver les objets manquants mélangés aux monucù ments les plus disparates. Une autre cause a certainement amené la disparition d plu ñ ou: les Fit réservés au | Lu et ceux destinés à a Salle de

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