‹ Stella drame en cinq actes et six tableauxChapitre 17 sur 79 · SCÈNE XVI · texte numérisé non relu

SCÈNE XVI

D’OSBORN , s'asseyant à la table.

Avant de rédiger le rapport qu'attend sa majesté, examinons cette correspondance que monsieur de Fridberg n’a livrée qu’avec tant de peine... correspondance amoureuse sans doute... c’est cela... C’est cela... un portrait de femme... Que vois-je !... je ne me trompe pas... ces traitssonl bien ceux de mademoiselle de Rittcrsdorf! [Lisant.) «Ces » leltresprouventquc Maricde Riltersdorfne » peut plus appartenir qu’à celui qui fut son » amant...» Son amant!... [lise lève. ) Oh !

le roi ignorait tout., il ne in 'aurait pas jeté à la face cette sanglante injure... Ce mariage serait une honte... Courons... Que vais-je faire? Ce mariage n’est-il pas ma dernière ressource?... S’il est publiquement rompu...

mes créanciers, qui attendent la dot de ma fiancée, ccshomines impitoyables, désespérés de voir cette proie leur échapper, exécuteront la menace qu'ils m’ont faite. Par eux le roi saura que le jeu, la débauche ont dévoré l’héritage tle mon père. Il saura que, dans un moment de délire, j'ai vendu mon honneur pour un peu d’or... Ces billets maudits, qu'au prix de mou sang je v oudrais racheter aujourd'hui , ces billets seront mis sous les yeux de Frédéric, et alors! Oh! mieux vaut encore relie lâcheté I... Ce portrait , je ne l'ai pas vu!... cette correspondance, elle n’existe pas... (il prend les lettres et b* brûle au feu de la cheminée) elle n’a jamais existé pour moi!... A mes yeux, mademoiselle de RiUersdorf est innocente et purs... et j'en-

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