SCÈNE XIII
STELLA, puis FRITZ.
À peine Frit* est-il sorti, que Stella sort doucement du petit bâtiment.
«Tella . Madame Muller est rentrée dans
sa chambre et me croit dans la mienne...
Allons...
Elle traverse la théâtre, ae dirige vers le pavillon et y entre. Fritz paraît au fond.
fritz. Voilà la grille fermée... Diable, madame Muller est peut-être couchée... Je voudrais pourtant lui expliquer... (Il ta au petit bâtiment, ouvre la porte et tousse. ) Hum! hum!.. Si elle a le sommeil dur... la petite m’entendra... Les jeunes filles, ça ne dort jamais que d'une oreille...
M" MULLER, dans le petit bâtiment. Stella... Es-tu donc sortie de ta chambre... Je viens d’entendre ouvrir une porte...
fritz. Pardon, madame Muller, c'est moi...
Fritz... Je viens vous apporter ta clef de la petite grille du parc... Madame la comtesse veut que nousnous mettions en routeaupoint du jour... Je ne serai donc pas là pour ouvrir aux ouvriers, mais j’ai compté sur vous pour me remplacer. .. Ne vous dérangez pas, je vais meure la clef là, sur votre petite table, et allumer ma lanterne. (Il allume la lanterne à une veilleuse qu'il est censé trouver sur ta petite table.) Bonne nuit, madame Muller.
M"* muller. Bon voyage, monsieur Fritz.
fritz, sortant dubàliment. Merci. Bon !...
voilà la pluie qui tombe à présent... et j’ai tout le parc à traverser pour gagner mon logis... Tiens... je n’ai que quelques heures à dormir, et je serai aussi bien dans le grand fauteuil de M. Théodore que dans mon lit...
Ma foi, j'aime mieux ça... et je vais gagner ma chambre à coucher.
Il entre vivement dans le pavillon et referme la porta. Après quelques instants, on voit reparaître Stella sur le balcon, en costume de petit paysan ; elle détache sans mot dire l'écharpe de laine qui entoure sa taille, en attache un bout au balcon et se laisse glisser; une fois à terre, elle va au petit bâtiment et revient avec la clef. Elle envoie un dernier baiser du côté de Muller.
STELLA. A présent, mon père , le sauver ou mourir I
EU, tort riremeot par 1« tond.
STELLA
SI