‹ Stella drame en cinq actes et six tableauxChapitre 36 sur 79 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

Les Mêmes , JOBI\ , avec un manchon, «n bonnet et des bottes fourrées

BUBL. Eh! voilà monsieur Jobin. .. l’amoureux !

JoltlN’ . grelottant. Oh ! oui ! amoureux!... mais parfaitemfnl transi... En apprenant que vous étiez sorti de la forteresse, j’ai couru pour vous joindre, et dans mon empressement je n'ai pas pris le temps de me couvrir...

Il va s« chauffer.

bubl. Vous êtes frileux, à ce que je vois.

jobin. Songez donc, mon cher, que je suis Français, méridional.. . natif deToulon... pays des olives et des galériens. (.4u Soldai.) Mettez une bûche, mou ami... [A ISurl .) Vous disiez donc que Christine...

burl. Sera ici dans dix minutes.

jobin. Dix minutes!... ô Prussien! je vous embrasserais. . . si je n'avais pas l’onglée.

burl. Décidément, vousl’aimez donc bien cette petite Christine?...

JOBIN. Si je l’aime!... Mettez encore une bûche, s'il vous plaît!... Mais j’en suis fou, furieux, imbécile... Pour elle, j’oublie mon pays, mon soleil, ma gloire... car, tel que vous me voyez, je suis un homme célèbre...

A Paris, j’étais éventaillistc breveté de la marquise de Pompadour... lin beau matin, il me prend envie de voyager.. . je vais droit à Berlin, où le roi Frédéric fai-ait, disait-on, un accueil distingué à toutes les grandes répu

* Soldat.*» Jobin, burl , Paysans.

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