SCÈNE IV
Les Mêmes, CHRISTINE.
Christine. Pardon... le notaire est en bas, et... Oh I mon Dieu 1 comme madame est pâle. ( Elle court à Marie. ) Elle se trouve mal.
d’osborn. Oui, une crise subite... secourez-la. ( Regardant Marie. ) Imprudente! tu payeras cher l’aveu qui vient de s'échapper de tes lèvres. Plus que jamais maintenant il me faut cette signature... à tout prix... je l'aurai.
Il sort par le food.
CHRISTINE. Eh ben... il s'en va.... il tue laisse là toute seule... impossible de quitter cette pauvre dame pour aller chercher du secours.
marie, arec égarement. Oh ! défeudezmoi , défendez-moi !
Christine. Elle parle, ça va mieux.
MARIE, avec égarement et traversant la scène. Il n’est plus là, fuyons.
CHRISTINE, la retenant. Madame....
marie. Oh! lu ne me trahiras pas... tu me laisseras parlir...
CHRISTINE. Où voulez-vous donc aller?
marie. A Ossenbach, près de ma fille, car Stella, cet enfant... c'est le mien.
Christine. Le vôtre!
marie , revenant <1 elle. Malheureuse!
qu'ai-je dit!... Ah! j’étais folle ! Christine.. . oublie ce que lu viens d’entendre. Par l’âme de ta mère... jure-moi de ne répéter à personne ce secret que j’ai tenu caché seize ans. Ne dis pas à d'Osborn que ma tille est à Ossenbach, il irait la tuer.
Christine. Quelle horreur I marie. Tout à l’heure, il a voulu me contraindre à signer la ruine de mon enfant...
Je résistais, liens, regarde... (Elle montre ion bras meurtri.) Oh I mais jen’ai pas signé, je n'ai pas signé I CHRISTINE. Oh ! le monstre 1 marie. Et ne pouvoir franchir ce cercle de murailles dans lequel il me lient enfermée ! ne pouvoir m'aller jeter aux pieds de Frédéric... Il me protégerait, il défendrait ma fille, lui !...
Christine. On dit que le roi est à son quartier-général de ’icrchen, à six lieues d'ici... écrivez-lui.
marie. Qui osera se charger de ma lettre?
CHRISTINE. Moi!
MARIE. Toi, Christine?
CURISTINE. Oui, ma bonne maîtresse, ayez confiance en Christine , ne pleurez plus. Allez écrire au roi, et ne vous inquiétez pas du reste.
marie. Comment sortiras-tu d’ici?
Christine. Rien de plus facile. Je me ferai renvoyer.
marie. Aujourd’hui?
Christine. Tout à l'heure, hâtez-vous.
marie. Quel moyen emploieras-tu ?
Christine. J’en aurai trouvé dix quand vous reviendrez, allez, allez vile.
Marin rentre par ta porte A gauche.
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