‹ Stella drame en cinq actes et six tableauxChapitre 67 sur 79 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

D’OSBORN, un Inconnu.

Au lever du rideau, il fait nuit; l’Inconnu est appuyé sur un des battants ouverts de la porte croisée au fond, et semble attendre.

UN domestique descend U grand escalier et dit d l'inconnu . Voici monsieur le gouverneur.

Le Domestique entre chez Marie.

n’osnoRN , à l'inconnu. Qui êtes-vous!

qu'avez-vous de si pressant, de si mystérieux à m’ap, «rendre!

L’INCONNU salue, tire de ion irin une lettre qu'il remet cl d Oiborn. De la part de IM. de Mittau.

n’osnoRN, vivement. Donnez. (Il ouvre la lettre et lit. Pendant que d' Oiborn dérachète la l itre, le domestique sort de chex Marie: il p >rte une lampe allumée qu'il p ne sur ta table et se rrlire. La scène est éclairée. ) « Mon citer d’Osborn , le roi

• vient d'ordonner la révision du procès de » SI. de Fridherg. Ce qui semble avoir nro-

• voqué cette décision, c’est une lettre adres- » sée h Frédéric par SI”' d’Osborn, ( i/ou- » vernent ) et remise entre les mains de

> sa majesté, hier au soir, par une jeune » fille se disant au service de votre femme. .

— Par Christine !... ( Continuant.) « 1,'é- . motion, la colère que le roi n'a pu cacher, b m'ont fait présumer que rette lettre ronb fermait contre vous quelque grave accu-

> sation. Devant moi, Frédéric a donné l'orb dre qu'un officier partit au point du jour

• pour se rendre à la forteresse , chargé de

> pleins pouvoirs. Sla vieille amitié a dû vous ■ annoncer l'orage près de fondre sur vous.

b Tenez-vous donc sur vos gardes. L'homme b que je charge de celte lettre est un ex-racob leur; il a lait depuis tous les métiers;

> pour un peu d or sa conscience sera tout «t » vous, b — A quelle heure as -tu quitté le quartier-général ?

l'inconnu. A sppt heures.

d'osborn. Il en est neufs peine. (A part.) L’envoyé de Frédéric n'arrivera que demain matin. [Regardant la chapelle.) Demain...

il me reste assez de temps encore... [A fin- I connu.) M. de Mittau me répond de ton I

zèle, de ta discrétion... j’aurai peut-être l'occasion de les mettre è l’épreuve... L’officier dont on m'annonce la venue ne doit se mettre en route qu'au point du jour ; mais Frédéric peurrait avancer l'heure du dé|>art de cet officier, et dans ce cas j'aurais absolument besuiu d'être prévenu. Tu sais quel chemin il doit prendre?

l'inconnu Les neiges n’en ont laissé qu'un seul praticable.

ii’osborn. Remonte è cheval , et va te mettre en observation h la Croix de Saint-Michel... de ce point tu découvriras toute la plaine, et si tu apercevais au loin l'escorte de l’envoyé, tu accourrais me prévenir...

Tiens, pour te désennuyer, lit -bas tu compteras les florins qui sont dans cette bourse. Va.

LTncon«u salue, prend la bourse, sort par le fond et f-rm** le< portes vitrées; peu après, Burl entre par la droite de la galerie.

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