SCÈNE IV
Les Mêmes, BURL, STELLA.
BL'RL, au fond, bat, à Stella. Courage,
petite... et adressez-vous à la comtesse
vous aurez plus de chance...
Stella s’avance. Burl sort par le grand esralier. STELLA, courant à Mari» *. Madame, je suis la fille du pauvre prisonnier qu'on a tué sous vos yeux... ayez pitié de moi. Obtenez qu’il me suit permis de prier auprès du cadavre de mon père...
Suffoquée par se* sanglots elle tombe à genoux devant Marie.
MARIE est restée comme en extase devant Stella. — Elle la regarde avec une (million toujours croissante. — Enfin, au moment où Stella se jette à ses pieds, Marie , hors d'ellemême, la relire avec amour.) Mon enfam !...
( Un geste de d'Osborn ai rite la parole sur tes lèvres. — Après un moment de silence , elle continue.) Je joindrai mes instances aux vôtres... et j’espere obtenir...
d'osborn. Dans une heure cette jeune fille sera conduite par Burl dans la chapelle où sont déposés les restes de monsieur de Fridberg.
STELLA, d Marie. Je pourrai le voir une fois... une dernière fois... Oh! soyez bénie, madame... vous qui ne m'avez pas repoussée!...
d'osborn, à Stella. Venez, maintenant.
marie, la retenant. Oh! pas encore, monsieur, pas eucorel...
steli.a. Vous me regardez avec bonté, madame I... vuus pleurez!... Oh! vous êtes mère, u'est-ce pas?...
marie , te contenant à peine. Mère !....
oui Dieu m’avait faite heureuse entre
toutes les femmes..... et ou m'a pris mon trésor... ma fille... Oh! laisse moi te regarder... laisse-moi la contempler en toi...
[Après un silence.) Pauvre orpheline!... tu as vu périr le père que tu voulais sauver...
et tu u'as jamais connu celle qui t'a donné
la vie tu l'as pleurée , n'est-ce pas
comme... j'ai pleuré mun enfant... oh! ne désespère pas. Dieu nous soumet parfois à de cruelles épreuves, mais sa miséricorde est immense , infinie... Priuns-le, mon enfant, prions-le .. pour qu’il nous rende, à moi, ma fille... à toi, ta mère.
' Mtrio, Stella, d’Oiborn.
MAGASIN THÉÂTRAL
Stella, regardant Marie. Ma mère...
d’osborn , lui prenant la main et la conduisant vers la porte. Rentrez dans cette chambre; Burl viendra vous y chercher.
Stella, les yeux toujours Axés sur Marie, semble hésiter. |
marie. Courage et résignation allez , |
mon enfant, allez...
Stella l>» ise U main que lui tend Marie, celle-ci veut Fern brader, mais un regard de d’Osborn l’arrête. Stella | entre dans la chambre, d’Osborn referme la porte sur elle.