SCÈNE VIII
Les Mêmes, ERNEST.
■s ernest*. On ne m’avait pas trompé. Marie, c’est toi; et vous aussi, ma chère Gertrude; c'est le ciel même qui vutis envoie k Bei lin au moment où la faveur du roi va nt’élever sans doute jusqu’à nia bien-aimée.
Mais qii'as-tu doue, Marie? tu suuffres, tu pleures ?
gertrude. Ob ! monsieur de Fridberg, si vous saviez...
* Gertrude, Ernest, Marie.
STELLA
ernbst. Quel nouveau coup nons nv^nace encore? Oh! parlez, parlez!
marie. Ernest, je n’ai plus de courage, plus de force... le roi.. . qui est aujourd'hui
le maître et l'arbitre de mon sort le roi
m’a fait appeler. J'espérais pauvre folle,
qu’il avau deviné notre amour... qu'il voulait notre bonheur. le roi m’a annoncé
qu'obéissant au dernier vœu de mon père, il avait disposé de ma main.... et lorsque déjà nies veux et mon cœur vous cherchaient, il m’a mise en face d'un autre et m’a dit : Voilà votre mari.
ernest. Grand Dieu !
marie. Je suis restée tremblante et muette d’eiïroi... et pourtant c’est aujourd'hui, tout à l’heure que ce mariage doit être célébré... C’est pour ce mariage qu’on parc la chapelle... Obi sauve-moi, Ernest, sauve-moi!
tu sais que je ne puis pas être à un autre, tu sais qu’il faut que je sois ta femme ou que je meure.
ernest. Oh! rassure-toi.... la toute-puissance de Frédéric cédera devant notre amour. Je lui dirai que tu m'appartiens, que ton père lui-même n'aurait pu te jeter aux bras d'un autre. Je trouverai des accents pour le loucher ; je le supplierai au nom de noire Stella, de notre enfant, lien sacré, que nul pouvoir humain ne peut briser. Je n'attendrai pas que le roi me fasse appeler
je cours me jeter à ses genoux, il m'eutendra, il aura pitié de nous, Marie.