‹ Sténographie des sténographies [microforme]Chapitre 5 sur 29 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Les huit premières éditions de notre méthode ont été tellement appréciées par le monde sténographique que nous avons travaillé sans relâche et 1vec ardeur depuis la publication de la dernière édition dans le but de faire de notre ouvrage une œuvre parfaite, car c'est à l'usage que l’on découvre les lacunes d'une œuvre comme la nôtre.

Avons-nous réussi dans notre tâche ? Nous laissons la réponse aux intéressés.

Nous sommes confiants que le verdict nous sera favorable, si nous en jugcons par les nombreuses attestations que nous avons déjà reçues des sommités en matière sténographique.

Nous publions dans ce cours une liste des principales institutions et de quelques-uns de nos principaux élèves qui enseignent aujourd’hui notre méthode ou qui sont devenus des sténographes de marque.

Beaucoup ont déclaré que notre méthode de sténographie surpasse toutes celles qui ont paru jusqu’à ce jour, tant au Canada qu’à l'Etranger. (1) Nous demandons aux professeurs et aux étudiants de comparer impartialement notre ouvrage avec les autres ; qu’ils ne se laissent guider ni par le préjugé ni par la cupidité, et s'ils ne sont pas aveuglés par l'ignorance, nous sommes convaincus d'avance qu’ils

(1) “Les abréviations ” Revue internationale de sténographie, Paris, octobre et novembre 4901,—Denis R. Perrault.

trouveront ici une sténographie idéale, c'est-à dire un système où les traits renforcés ont été bannis, (1) où, grâce aux voyelles mobiles, les angles ont été impitoyablement supprimés.

Au Congrès iaternational et Intersystématique tenu à Paris, il y a quelques années, il a été établi qu'un angle équivaut à une lettre et un quart, d'où on peut conclure que tous ces systèmes angulaires sont lents et difficiles.

Malgré les diverses vieilles méthodes nous venant d'outre-mer depuis un grand nombre d'années, la nôtre, quoique publiée pour la première fois en 1893, a été adoptée dans presque toutes les maisons d'éducation de la province de Québec, ainsi que dans un grand nombre d'institutions à l'étranger, où la sténographie est enseignée.

Des milliers de personnes se servent aujourd'hui de notre mé-

ms dans les différents départements où la sténographie est employée.

Pourquoi n'encouragerions-nous pas une œuvre essentiellement canadienne, quand elle est incontesta lement supérieureaux méthodes étrangères? La NAVARRE (2) importée de France et introduite dans certaines de nos institutions devrait être bannie, parce qu'elle le ne forme et ne saurait former de véritables sténographes. Il ne suffit pas d'enseigner la sténographie élémentaire, mais aussi la sténographie supérieure, qui est la syntaxe de la sténographie. Or, la NAVAR%E n'a, pour cours supérieur, que la Métagraphie, (3) systéme extrêmement difficile à apprendre et plus difficile encore à pratiquer.

Nos différents ouvrages ont été approuvés par le Conseil de l'Instruction publique, preuve que notre méthode est reconnue digne de la confiance de tous ceux qui s'intéressent à la sténographie, soit comme professeurs, soit comme praticiens, soit comme étudiants.

La généralisation de l'emploi de notre méthode a été vraiment extraordinaire : ceci démontre surabondamment que le besoin d’une sténographie simple, pratique, facile à apprendre, d’une lisibilité sûre et dont la rapidité répond à toutes les exigences, s'était grandement fait sentir.

À ce propos, nous imposons aux professeurs l'obligation morale de s'abstenir de toute modification personnelle. les bienfaits de notre Cours ont été si généralement reconnus, qu'ilne se trouvera personne, nous en sommes sûrs, pour y contrevenir. -

(1) ‘‘Les traits renfoncés”’, Canaëax sténogranhique, 1er octobre 1900. D. R. Perrault; ——" Les sténographies sur portées et à traits renforcés complètement impraticables”, J. Depoin, président de l'Institut sténographique de France, Paris, Emile Duployé, etc.

(2 ‘Chronique Sténographique”, “ La Presse ”’, 24 Juin 1911, D. R. Perrault.

(3) La METAURAPMHIE, si vantée, commela Prévost-Delaunay, demande au moins deux années d’un travail ardu.

Dans le ‘ Cours de sténographie parlementaire’, (métagrephie: édition 1893, page 3,on lit: ‘Ce n’est plus un instrument à la ée de tous, et dont le maniement s’acpe en deux heures. ILS'ADRESSE A CETTE BLITE DE JEUNES GENS INS-

RUITS ET LABORIEUX qui désirent atteindre à la vitesse professionnelle. Ê

“iCertaias élèves sont arrivés, après quelques mois de travail, à écrire de 80 à 100 motsà la minute.” —Sténographie française, page 21, 1885. (Chronique Sténographique ‘La Presse’, 26 novembre, 1910, D. R. Perrault.)

L'immense avantage que les institutions trouveraient en adoptant notre méthode d'enseignement serait de former des professeurs qui, tous, enseigneraient les mêmes théories, les mêmes principes et partant, une STENOGRAPHIE UNITAIRE. Ainsi, un professeur est-il déplacé que son successeur enseignera cette matière tout cowme son prédécesseur, de sorte qu'il n'y aura pas conflit de principes. Ceci s'applique également dans le cas où l'élève passe d'une classe à une autre, d'une école à une autre.

Aujourd’hui, malheureusement, la sténographie est enseignée d'autant de manières différentes qu'ily a de professeurs; ceci est dû au fait que les méthod-3 {?] publiées jusqu'ici n'indiquaient aucune ligne de conduite; ch-:un, alors, d'interpréter les règles comme bon il l’entendait.

Grâce à l'exposition de notre méthode, tous les professeurs peuvent apprendre seuls, en une ou deux heures, la sténographie s tous ses détails.

Notre méthode est la seuil” qui peut être apprise, pratiquement, sans maître. Elle est à la portée de tous. Son étude est plutôt un passe-temps qu’un labeur.

A l'appui de nos allégations, nous signalons ici nos trois jeunes élèves qui ont subi avec haute distinction l'épreuve de la sténc graphie officielle: Mile Aurore Coupal, 14 ans, 10 juin 1905; Mile Marie Thérèse Perrier, 15 ans, 18 décembre 1913; Em = — ui à l’âge de 16 ans était assermenté sténographe officiel, 3 juillet 1908.

Depuis que notre méthode a été introduite dans les écoles la vitesse obtenue par les élèves a considérablement augmentée ainsi que l’atteste les miliers d'épreuves que nous recevons accompagnées de demandes pour les diplômes de l'Institut Sténographique Perrault. Ces épreuves certifiées par les professeurs et par les directeur et les directrices attestent que des centaines d'élèves de 13 à 18 ar nt atteint une vitesse de 100 à 150 mots, voire même 180 mots àl. inute Et dire qu'anciennement 75 mots étaient considérés comme + vitesse phénoménale!! s

: Nous avons eu des élèves qui, en quinze jours, ont atteint une vitesse de 150 mots à la minute, et des ‘i: ‘es qui,er roins de trois mois, ont atteint de 325 à 240 mots, su. efforts ni acharnement. “Les examens pour l'sdmission à la pratique officielle n'exigent que 140 mots à la minute. Or, comme j'écris au-delà de 340 mots, vous comprenez si j'ai décroché facilement mon brevet.” M. H. A. Handht ex-sténographe officiel de la Cour Supérieure maintenant avocat,

ontréal.

Grâce à notre système, nous avons formé, à nous seuls, plus de sténographes officiels (30) que tous les professeurs de la province de Québec; preuve irréfragable de sa supériorité.

Quel professeur, quelle institution peut vous donner une preuve aussi convaincante que celle que nous vous donnons lorsque nous vous disons que nous avons formé, avec notre sténographie, la plupart des sténographes qui pratiquent aujourd'hui dans nos cours civiles et criminelles ?

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On aura une idée de sa supériorité lorsqu'on saura que les épreu- { ves pour l'obtention du brevet officiel exigent une vitesse minimum de 140 mots à la minute pendant quatre minutes et que la lecture des notes doit se faire en quinze minutes. Un mot de passé, ajouté ou changé entraine l'échec de l'aspirant. Pour être en état de subir cette épreuve il faut pouvoir écrire au moins 180 mots à la minute, et lorsque le candidat est admis à la pratique il doit prendre des dépositions qui quelques fois atteingnent eu-delà 240 mots qu'il lui faut parfois lire séance tenante soit à la demande du juge ou des avocats. On obtient ce résultat grâce aux règles logiques qui caractérisent mon Cours; règles que nous ne trouvons pas dans les autres. Ainsi, la lecture des notes est-elle équivoque, si non impossible, lorsqu'on a appris une sténographie non-méthodique.

Pendant que notre sténographie s'apprend en quelques jours, les autres demandent plusieurs mois d'étude et, encore ne donnent-elles que des résultats plus que problématiques.

Nous ne saurions donc trop recommander aux professeurs qui | enseignent notre “Cours Supérieur ” de n'employer aucun autre Cours élémentaire que le nôtre, parce que tous contiennent des règles si diamétralement opposées aux nôtres, que l'élève qui apprend la sténographie d'après ces diverses méthodes éprouve de grandes difficultés à mettre en pratique toutes les règles du “Cours Supérieur” et les “Deux mille cinq cents abréviations sténographiques” qui reposent essentiellement sur notre “Cours Elémentaire”. (Voir les règles 19, 20, 21,22 du “Cours Elémentaire” et les règles 18, 19, 20, 21 du “Cours Supérieur”.)

Ce cours élémentaire prépare aussi l'étudiant pour notre Cours anglais, qui est réellement le pendant decelui-ci. Les signes, les règles sont, à peu de chose près, les mêmes (1). Qu'on n'oublie QU'IL N'Y A PAS D'ADAPTATION A L'ANGLAIS, NI DANS LA NA- VARRE NI DANS LA METAGRAPHIE. En adoptant la NA- VARRE, la METAGRAPHIE (2) ou toute autre méthode, l'étudiant devra apprendre une autre sténographie s’il veut aussi pratiquer l’anglais. Grâce à notre méthode, à nous, on sténographie le français et l'anglais avec une égale facilité. On voit donc qu’à tous les points de vue l'adoption de notre méthode s'impose.

Dans notre introduction tous trouveront de salutaires renseignements; aussi, avant de vous engager dans le sentier de la sténographie, observez bien fidèlement les conseils que nous vous donnons, et, chers lecteurs, vous atteindrez le but en très peu de temps, sans difficulté ni fatigue. L'AUTEUR.

[1] Voir la préfaceet les tableaux comparatifs : Perrault- Duployan Elementary Course of Stenography, page 3.

(2) “Le sténographe doit, bon gré mal gré, se souvenir qu'il doit se contenter de l’à peu près. Ilne doit chercher une per ection absolue qui en sténographie. surtout, ne peut Ere qu'une chimère, et qui détournerait les meilleures volontés. (Prévost- Delaunay, page 228, 1900).

Dans son ‘’Manuel classique”, système Prévost-Delaunay, édition de 1900, page 233, l'auteur, M. L. Labonne, dit, ‘’Les élèves énergiques et résolus arrivent à sténographier 1:50 mots environ à la minute, après une année d'application acharnéeet sans défaillance; les autres moins décidés, moins actifs, au bout de dix-huit mois on deux ans til

Quelle absurde théorie. L'auteur avoue consciencieusement que sa sténographie n’est pas

pratique. Est-ce ‘‘l’à peu près” qui satisfairait l’homme d’affaires qui dicte des lettres importantes où il s’agit de milliers de piantrest Est-ce sur des bribes de phrases que le juge s'ap-

puierait pour rendre ses ugements?

En comparant ma méthode abrégée avec la Métagrephie, dans le texte de 153 mots, à la page

72, nous avons élevé les chiffres suivants qui sont tellement frappants que tout commentaire serait superflu:

Perrault : 33 lettres, 129 sténogrammes et 30 angles. Métagraphie : 431 ‘ 3 Li ne N'est-ce pas que la différence est énorme ?

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