‹ Sterne et MackenzieChapitre 31 sur 41 · PRECIS DE LA VIE · texte numérisé non relu

PRECIS DE LA VIE

piter dans un abîme de maux , et entraîner dans son malheur tout ce qui l'entoure. Julie de Roubigné , qui n'est qu'une suite de lettres, a beaucoup d'intérêt, et le style surtout se distingue par une heureuse élégance.

En 1777 ou 1778, Mackenzie, admis dans une société littéraire et choisie , à Edimbourg , où chaque membre venait tour à tour lire en commun quelqxies es-^ sais, proposa que pour que les lectures présentassent un cadre plus varié, on se livrât à des compositions, à des esquisses morales , et lui-même dans quelques morceaux critiques , dans quelques portraits, donna l'exemple de ce nouveau genre.

C'est là ce qui produisit le Miroir dont Mackenzie fut l'éditeur et le principal écrivain.

Quand la société royale d'Edimbourg fut formée , Mackenzie , qui en avait été nommé membre , enrichit sa collection

DE L^UTEUR. 175

de quelques fragments remarquables, particulièrement d'un Éloge de son ami, le juge Abercromby , et d'un Mémoire sur la tragédie allemande.

Dans les œuvres complètes de Mackenzie , publiées en 1 808 , on trouve quelques comédies et tragédies, dont la plus remarquable fut le Prince de Tunis , représenté avec beaucoup de succès, en 176^, à Edimbourg.

Mackenzie composa aussi un traité politique , intitule : Recueil des débats du parlement de 1784, que son vieil ami, Dundas, depuis lord Melville, l'avait engagé à faire : cet ouvrage valut à l'auteur l'estime et l'amitié de Pitt , qui, après avoir lu avec la plus scrupuleuse attention ce recueil , y fit de sa propre main quelques changements. Peu de temps après, Mackenzie , par la protection de lord Melville et de l'honorable Georges Rose, son ami intime, fut nommé à la place de contre-

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