PARTIE III
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l'iiahitiule de se boucher une oreille avec la main, de peur que ses instructions ne s’en échappassent. — et, aussitôt que vous aviez fini, il appliquait l’autre main sur son autre oreille et partait eu courant porter son message a sa destination.
Mais, s’il venait par malheur k tomber ou par mégarde a retirer une de ses mains de ses oreilles, il perdait à l’instant la mémoire et revenait en pleurant demander de nouvelles instructions.
138. — La meilleure explication de la foi aux miracles a été donnée par Gil Blas, — lorsqu’il dit . Le merveilleux frappe l'imagination, et quand une fois elle est gagnée, on ne s£ sert plus de son jugement (1).
139. — J’ai trouvé un jour, je ne sais plus où, une sentence curieuse ; — Mundus ipse, qui ob antiquitatem deberet esse sapiens, semper stultizat, et nullis flagellis alteratur; sed, ut puer, vult rosis et floribus coronari.
140. — Vitam régit fortuna, non sapientia. — Voilà une pensée peu morale, et je m’étonne
" (ju’elle ait pu échapper à l’auteur des Offices de Tullius.
(1) GU Bla», livre 7, cliHp. 9. {Note du Trad.)
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141. — Lynirgiie, aiin (I rterniser son œuvre, partit pour Delphes, sous prétexte de consulter l’oracle, après avoir fait jurer au roi, au sénat et au peuple (le n’apporter aucun changenieut ’a la constitution de l’Etat avant son retour.
Puis il s’imposa volontairement un exil perpétuel. — Que de vertu et de simplicité possédaient les hommes a cette épocpie !
142. — Ex sensibus ante cætera homini tacUis. dehide gustatus, — reliquis supei'atur a mullis. — Aquilæ clarius cernnnt, — vttUures sagariiis odorantur, — Uquidihs anduint Udpœ, obnitœ terra. (Plinf, ^^(llnrali,<i Historia.)