PARTIE I
— Elle n’avait pas de tiel a répandre, — ses épanchements n’étaient que des sucs pancréatiques ( I ) .
A partir de cette époque, et tant qu’elle resta dans le royaume, nous eûmes des rapports con- > stants et intimes, et une tendre correspondance suivit notre adieu, — pour ne plus nous revoir, — en ce monde, — je le pressens! — Elle était aussi la femme d’un autre.
La charité qui nous avait attirés l’un vers l’autre, la vertu qui nous avait unis, ne purent nous mettre a l’abri de la censure de vils esprits. — Ni son noble caractère, ni le memento de mon aspect sépulcral, ne nous furent une protection suffisante contre la calomnie.
L’improbabilité d’une histoire malveillante ne sert qu’a la répandre, — parce qu’elle augmente le scandale. — Si bien, qu’en pareils cas le monde ressemble aux prêtres romains, qui s’efforcent de propager la foi, en ce a quoi ils ne croient pas euxmêmes, ou au pieux Suint Augustin, qui affirmait croire à certaines choses, parce qu’elles étaient absurdes et impossibles.
\l) I.e riz (le veau. (.Vo(e de Sterne.)