‹ Sterne inédit. Le Koran. Œuvres posthumes complètes, trChapitre 75 sur 178 · PARTIE I · texte numérisé non relu

PARTIE I

vieille œuvre morale et politique de la propagation . — Elle ferait revivre quelque chose d'analogue a rutile loi romaine du jus trium liberorum, — et servirait de barrière a ces accouplements confus qui aboutissent a la stérilité. — La débauche est un monstre et n'engendre jamais.

Si ce projet n'est pas encore devenu l'objet d'une fondation royale, je ne puis en trouver d'autre raison que celle-ci, a savoir que Sa Majesté actuelle a dû penser que, par le nombre et l'excellence, sa propre famille aurait remporté les premiers prix attachés u cet établissement.

Je me suis amusé quelquefois, dans mes accès philosophiques, a supposer un jeune couple, beau et bien fait, mettant a exécution une telle pensée. Je ne lâcherai pas la bride a mon imagination sur ce sujet — bien que je sois certain que l'Auteur de toute beauté, de toute harmonie et de tout ordre, ne se trouverait pas offensé d'une pareille enquête.

t 'Origine de la nature peut-elle être jalouse de nos recherches des secrets les plus profonds de ses mystères? Une telle pensée rendrait impie la philosophie.

Bien d'autres desseins analogues, dont lé dénombrement suffirait loquacem delassare Fabiurriy et dont l'exécution exigerait la vie d'un patriarche, — sans parler de dix mUle caprices morts en ^laissant — ont traversé mon ardente imagination, même au milieu

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des peines, des chagrins et des maladies. — Mais je n'ai jamais été capable de tes mûrir plus de quelques mitmfes.

Mon esprit a toujours allié a ce que, dans le jargon |i

de rÉcole, on appelle posséder un conatus ad mo- \

tum, una vis inertiœ ou un parfait acquiescement ad requiem. — Vous pouvez juger quelle belle science cela constitue.

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