‹ Sterne inédit. Le Koran. Œuvres posthumes complètes, trChapitre 8 sur 178 · DU MEURTRE · texte numérisé non relu

DU MEURTRE

Pour ma part, je ne puis comprendre qu'un homme, — ou une femme — puisse en arriver a commettre un meurtre, — a moins toutefois que ce ne soit sur la personne d'un frère, d'un ami, d'une maîtresse ou de tout autre être aussi tendrement aimé.

La nature humaine se révolte tellement a la seule idée de l'homicide, que je ne connais pas de tentation capable de pousser un individu a s'en rendre coupable. — La tentation vient de la nature, dont la tendance la plus forte est Yantijwde même de ce crime. — Il doit donc naître uniquement de la provocation, — parce que la provocation procède du Diable.

Ainsi, lecteur, vous pouvez reconnaître, — en supposant que vous ayez prêté attention k ce que je viens de dire, que j'ai établi une distinction délicate entre la chair et le Diable, — Veuillez maintenant, je vous prie, en suivre la conséquence.

LdL provocation, dès lors, doit être suprême. — Elle ne peut donc sortir d'une personne indifférente, qui jamais n'arrivera à nous provoquer d'une manière eflicace. — Un homme — ou une femme — mérite d'être pendu s'il a tué un individu dont il se soucie peu. — Non. — Un frère, un ami, un enfant, une femme, ou une maîtresse, seuls, i)euvent devenir pour nous les objets d'un ressentiment mortel. — Donc. .

A un autre chapitre l'application de cet argument.

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