‹ Sterne inédit. Le Koran. Œuvres posthumes complètes, trChapitre 90 sur 178 · Réflexion sur la brièveté et la vanité de la vie · texte numérisé non relu

Réflexion sur la brièveté et la vanité de la vie

Je ne puis voir un homme retrousser son cha^ peau sans songer à mon pauvre père» mort depuis longtemps, et sans me sentir disposé à m'écrier,

comme il convient a un philosophe : — A quoi bon retrousser son chtipeaul

35. — Je n'ai connu qu'une seule personne qui ait pu sans danger et avec succès s'interposer entre un mari et une femme. — Dans une querelle domestique qui en était venue aux coups, un de mes amis, qui se trouvait la, frappa du poing droit le mari en criant : « Tranquille, brute! » et du poing gauche la femme, en disant : « Taisez-vous, grondeuse ! )> — Puis il continua ses exhortations morales et ses tapes amicales, avec des a Paix, monstre I — Finissez, querelleuse! — Abasles mains, poltron! — Arrière, virago !» — Un accès de honte et de fou rire les saisit en même temps tous les deux au spectacle d un arbitrage aussi étrange qu'impartial. Ils se donnèrent la main immédiatement et devinrent bons amis pour la vie.

36. — Les poètes, dans leur vieillesse, devraient, comme Pope, se faire philosophes. — Nous sommes disposés a la froideur quand notre feu est éteint.

37. — Un individu, qui faisait un jour Tapologie de son épicuréisme. s'exprima très-heureusement en disant qu'il avait malheureusement contracté la mauvaise habitude de bienvivr$.

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