‹ Stirner et NietzscheChapitre 34 sur 55 · Stirner, Der Einzige, p · texte numérisé non relu

Stirner, Der Einzige, p

en usage : quand il croit avoir Irouvo une fin nouvelle, il s'empresse de la proposer à Thurnanité par la voix du prophète (jui opposa jadis le bien au mal, et avec la parole de Zarathuslra commence la tragédie de la troisième période.

(1) Le Droit

Stirner ne respecte pas plus le droit que la morale. Il ne voit en efl'et dans le droit que l'expression de l'autorité que les autres s'arrogent sur Moi. Le droit est extérieur et supérieur à Moi, c'est un droit étranger, le droit du roi, du sultan, du pape, du peuple ou de la société, ce n'est pas mon droit. Pourquoi donc serais-je tenu de respecter ce droit sacré qui n'est pas le mien? Les révolutionnaires eux-mêmes sont victimes d'une idée fixe, car ils parlent des droits sacrés de la société ou de l'humanité : ainsi le droit que me donnera la société rêvée par Weitling ne sera pas plus mon droit que le droit que me laisse le despote d'aujourd'hui. Mon droit, c'est le droit que je me donne moi-même, c'est le dioit que je prends, c'est une expression impropre pour désigner ma puissance. On ne prouve son droit (pie par la force.

L'idée ancienne du droit est une idée religieuse, c'est-à-dire, selon Stirner, fausse'. L'égalité des droits telle que la Révolution française l'a proclamée, n'est

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