‹ Stirner et NietzscheChapitre 46 sur 55 · Nietzscl.o, Werke, VI · texte numérisé non relu

Nietzscl.o, Werke, VI

on s'impose une tyrannie, mais c'est im Iioriiiciir que d'être l'esclave d'une grande tâche. Tandis (|uc Stirnerci-aignail louledominalion extérieure (ju iul<'riciirc, Nietzsche aime le tlestin (jui le iiiènc : « O vocation de mon âme que j'appelle Destin! () l]ii- Moi ! Au-dessus de Moi ! {Tn-niir ! Ueber mir /; Conserve et réserve Moi pour Vwo. grande destinée'. » De même que chaque individu doit obéir à sa vocation, de même Thumanité doit se proposer une fin : le Surhomme est la fin ([ue Zarathustra propose à I liiimanité. Slirner, sans doute, avait dit aussi que le Moi était supérieur à l'humanité; mais il n'entendait pas l)ai' là poser un idéal ou fixer un but : il affirmait simplement que le sujet (Moi) est supérieur à son prédicat l'humanité); de même que Schiller n'est pas seulement un Souabe, je ne suis pas seulement un homme ; il ne suffit pas de dire que ma main est une main humaine ; on la distinguerait sans doute en la qualifiant ainsi de la patte des autres animaux ; mais on ne tiendrait pas compte de ma personnalité ; on me confondrait avec ceux qu'on appelle improprement mes semblables. Stirner veut, en déclarant que le Moi est surhumain, l'affranchir de tout idéal humain; tandis que Nietzsche, en prêchant le Surhomme, veut précisément révéler à l'humanité l'idéal qui lui fait défaut, depuis la moit de Dieu surtout :

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