Stirner, Kleine Schriften
iiu^iiic do Tactivité. « Or, écoute/ ma jjarolc, ô sa^es entre les sages ! \'ériliez-la sérieiisenieni pum- voir si j'ai pénétré jiiscju'aii ((l'iir iiirtiie delà vie, cl jiis<jiie dans les recoins de son cœur !
« Où j'ai trouvé de la vie, lit j ai Iroiivé de la volonté de puissance; cl jus(|uc dans la volonté du serf, j'ai trouvé la volonté (Tèlre seigneur'. »
Selon Slirner, le Moi est uni(pie cl par là même souverain; il n'y a ([u'à dépenser ses forces. Selon Nielzsche, toute vie est soumise à une loi (|ui l'oblige à aspirer sans cesse à la puissance et par là même à se dépasser sans cesse elle-même.
e) Le christianisme
Ainsi s'expliquent les jugements que les C\c\\\ philosophes portent sur le christianisme. Stirner admire d'une part, dans le christianisme, l'esprit de rébellion ; le christianisme est en effet une rébellion contre la nature et une rébellion contre la société; Jésus est un grand révolté [EDipôreiY^ ; Stirner attaque d'autre part la hiérarchie morale et sociale que le christianisme a imposé au Moi.
Nietzsche trouve que l'idéal ascétique a eu cet avantage de donner, en attendant mieux, un sens à la terre ; il est préférable de vouloir le Néant cpic de ne pas vouloir; mais le christianisme a été une
t. Xietzsche, Also sprarli Zarathustra, VI, 167. 2. Stirner, Der lAiizige, p. 371.
religion de décadence, parce qu'elle a justifié l'impuissance, flatté les rancunes des petites gens et favorisé le soulèvement des esclaves qui a été préparé par les Juifs et qui a abouti à la Révolution française et à la démocratie moderne.