SCENE XIX
Le* Minxi, LEGRAND-DUC, BIANCA, FELIPA, SoiTE, Gâboe*.
STBADILLA.
Suite de Cuir.
VierM Marie,
Je t^n Mipplie ,
En ce beau jour, entende noe voeux.
Ha voix t’implore.
Toi qu’on adore ;
A cei epoux donne dee joura heureux 1 Vierge Marie ,
Je t'en nipplie ,
Entende noe voeux Rcnde-lc. heureux.
(An moment oh Stradella a conunenre ce motif, Halvolio e’eet ddeouvert avec rmpcct ; inaenaible* ment il a’eat agenouille . ainei que Carcaaao. A la fin du morceau , ce dernier ne peut piua ae coia> tenir et a'Krie:}
CARCASSO, applaudissant. Ah ! bravo !
braviasimo !...
BIANCA, s’aoanfant rû>enienl.Q\i’entend»je !.. (Apeicroant les poiguai ds gue tiennent encore les deux bruoi, elle pousse un en.)
Ab!
STRADELLA, sortant Je son extase. Hein !
qu’est-ce que c’est?...
BIANCA, allant à lui. Mon ami !... des assassins...
LE GRAND-DUC. Quoi !... ces deux hommes !...
STRADELLA, allant aux deux braoi , tfui sont toujours à genoux. Répondes , misérables... est-il vrai ?...
CARCASSO. Hélas ! oui , signor... {Stradelta fait un geste menaçant ; Carcasso reprend rn courbant ta tête) mais voua chantez si bien...
MALVOLIO. J’en pleure encore !...
CARCASSO. Le poignard nous est tombé des mains...
LE GRAND-DUC. Est-il possible I.... uu tel effet produit sur...
STRADELLA, regardant autour de lut. Alt ça! ta préaence en ce iiionirnt... tout ce monde... comment se fait-il ?... car, eu vérité, je ne sais si je dors ou si je veille...
LE GRAND-DUC. Stradella, vous aviez juré de ne jamais chanter devant le grandduc; mais votre femme vous a fait mauquer à votre serment... (galment) et le grand-duc vous a entendu. .
STRADELLA. Quoi! monseigneur...
LE GRAND-DUC. Et je rends grâce à mon indiscrétion, puisqu’elle m’aurait mis à même de protéger vos jours, si votre talent n’efit opéré un prodige... {Lui prenant la main.) Stradella, vos reproches de ce ma-