‹ Structure des circonvolutions cérébrales: (anatomie et physiologie)Chapitre 28 sur 84 · Leuret et GratioleV loc. ci^, pi. XX, fig · texte numérisé non relu

Leuret et GratioleV loc. ci^, pi. XX, fig

6. Etude sur le ramollissement, etc., Arch. de physioL^ 1873, pi 63.

La première tentative paraît avoir été faite par Tiedemann\ qui supposa bien à tort que la substance corticale était par la pie-mère sécrétée après la naissance à la surface du cerveau. Mais M. Baillarger * a bien montré que chez des fœtus humains de quatre à cinq mois, il existait à la périphérie une couche très-mince de substance grise, constituée déjà par plusieurs zones concentriques alternativement opaques et transparentes.

Selon M. Duret % du septième au neuvième mois, en même temps que se forment les replis des circonvolutions, apparaissent, d'une part, les tubes nerveux qui atteignent la partie superficielle des hémisphères cérébraux, et, d'autre part, les cellules nerveuses de l'écorce. Les artères ne se développent aussi qu'à cette époque. Pour M. Duret cette coïncidence du développement de cellules nerveuses, de la vascùlarisation, de l'ascension et du développement de l'expansion pédonculaire, et enfin de Tapparitiou des plis prouve que l'écorce n'acquiert des propriétés fonctionnelles que vers la fin de la vie fœtale. C'est à une conclusion semblable que la physiologie est arrivée.

Lubimoff (de Moscou) était arrivé àunr,ésultat analogue. Les cellules nerveuses du cerveau et du cervelet se développent en dernier lieu ; tandis que les cellules de la moelle et surtout celles du grand sympathique ont un développement bien plus rapide.

Pour Mierzejewski *, dans la substance blanche des circonvolutions du nouveau-né, parmi les cylindres

L Loc. cit., p» 87.

2» Mémoire sur la formation des centres nerveux. — Journ. fEsculape, 1840 et Mém.de VAc. deMéd. 1840, p. 150 et sniv. 3. BulL de la Soc. de bioL, in Gaz, méd^, 1877, p. 172. 4» Loc. cit., p. 2Q2.

d'axe, on trouve des cellules amiboîdes qui se colorent en noîr par l'acide osmique, des cellules polygonales, et de petites cellules plates ovalaires. Mais pour expliquer le rôle qu'il fait jouer à ces éléments, il me faudrait entrer dans Thistoire du développement du tissu nerveux.

Quant à ce qui concerne le développement de la circonvolulion de Thippocampeje dirai que pour M.Duret,qui Ta observée sur un fœtus de quatre mois, c'est une circonvolution retournée, simple, qui fait saillie sous le corps calleux. En avant, celte circonvolution disparait peu à peu, mais en arrière elle persiste et se reploie sur elle-même comme nous l'avons indiqué plus haut. Dans le grand ouvrage de Mihalkowitz *, on trouve quelques détails trop peu importants et trop longs pour que nous puissions nous y arrêter, et aussi des planches peu faciles à comprendre. Flechsig, dans son grand ouvrage sur le système nerveux, ne s'occupe pas de la stralification des couches : il décrit les rapports des divers faisceaux de fibres nerveuses, et pense que la substance blanche se développe très-tard dans les circonvolutions de l'embryon , autrement dit que le système cC association de Meynert ne s'établit qu'au moment de la naissance*. C'est à peu près la conclusion de M. Duret.

Il est encore deux faits intéressants qui viennent s'ajouter au peu que nous savons sur le développement des circonvolutions. C'est d'abord l'existence des volutions dites transitoires qui apparaissent chez l'embryon

1. Entimckelungsgeschichie des Gehims, Leipzig, 1877, p. 145 et suiv.. pi. XX et XXI.

2. Die Leilungsbahne im Gehim und Rûckenmarke des Menschen» — Leipzig, 1876. — InJahresber, fH/c Anat.^ 1876, p. 275.

de quatre à cinq mois pour disparaître vers le septième et le huitième mois*.

La seconde observation est due à Major * qui, examinant les cellules nerveuses corticales d'un fœtus de huit mois, a constaté l'absence presque complète de prolongements cellulaires ; de sorte que les cellules ont l'apparence de corps cellulaires arrondis. Peut-être les cellules nerveuses (motrices ou sensitives) ne se développentelles que lorsqu'elles commencent à fonctionner. Il paraîtrait aussi que, chez les vieillards, les prolongements nerveux finissent par disparaître.

Ce serait un point très-intéressant à étudier que de voir le moment où apparaissent ces grandes cellules motrices. Le temps ne m'a pas permis d'entreprendre cette étude. Je noterai cependant que sur le cerveau d'un jeune chat, âgé d'un mois, j'ai constaté, avec M. Tourneux, qu'il y a déjà une différence entre les cellules corticales antérieures et les cellules postérieures, qui sont un peu plus petites. Selon Betz, les cellules géantes n'existent pas chez les nouveau-nés.

1. Mihalkowitz, loc, cii,, p. 144. — Ecker, Archiv fur Anthropologie ^ 1868, t. III. — His, Entwickelungsgeschichte der Grossgékim hemisphàren. — Sitzber^ der NaL Gesellschaft, in Leipzig, 1874, p. K

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