Traité de Vencéphalite, Paris, 1825, p
2. Sw^ le siège de la faculté du langage articulé avec deux observations daphémie. Bull, de la Soc. anat.^ 2* série, t. IV, 1861.
3. Il est juste de dire que cette relation entre le langage et une lésion constante de l'hémisphère gauche avait été constatée depuis 1836, sans être publiée, par M. Dax. (Voy. Dax fils, Gaz, hebd., 28 avril 1865.)
4. M. Hughlings Jackson, 1868. — Un élève de M. Vulpian, M. Prévost,, dit dans sa thèse inaugurale, p. 140 : « On peut observer la déviation conjuguée des yeux dans le cas de lésions superficielles d'un hémisphère. »
Les célèbres recherches de Fritsch et Hitzig* vinrent mettre un terme à ces hésitations et établir le pouvoir moteur de Técorce du cerveau.
Quel que soit l'intérêt des recherches postérieures, il faut reconnaître que le premier travail de Fritsch et Hitzig renferme tout ce qu'il y a d'essentiel sur la question*. En effet ces deux savants ont montré:
1° Qu'il y a dans le cerveau des parties motrices (excitables par Félectricité) et d'autres qui ne le sont pas (p.3H).
2"" Que les points où l'on détermine l'excitation de tel ou tel groupe musculaire sont limités très-exactement à une petite portion de la surface cérébrale (p. 311).
3"* Que par des courants induits et des courants de pile on arrive au même résultat, plus régulier avec des courants de pile (p . 3 1 6) .
4"* Que l'extirpation avec le scalpel d'une région cérébrale localisée détermine des paralysies' (p. 328).
1. Ueber die Electriscke Erregbarkeit des Grosshirns. Arch. fur Anat,^ 1870, 28 avril, p. 300-332.
2. On •pourra lire avec intérêt la polémique acerbe de M.. Hitzig à Pégard de MM. Carville et Duret, Gaz. med.1875, 6 février, et Arch, fur Anat., etc., 1875, p. 428 et suiv. Mais M. Hitzig a défendu une cause qui n'était pas attaquée.
3. Quelques remarques plus ou moins précises ne constituent pas des titres à la priorité d'une découverte. Une observation isolée de Griesinger (voy. Bernhardt, Arch. fur Psychiatrie, IV, p. 480), une remarque d'Eckard {Expérimenta physioL des N ervensy stems , Giessen, 1867, p, 157) ne sont pas des titres suffisants. A ce compte il faudrait aussi citer M. Broca, qui disait en \%^\ {BulLdc la Soc. d'anthropoL, p. 318) r « Les circonvolutions postérieures diffèrent très-notablement des circonvolutions antérieures et moyennes. Le principe des localisations cérébrales esétabli à la fois par la physiologie, par la pathologie qui montrent l'indépendance des fonctions, et par l'anatomie, qui montre la diversité des organes. » Il ne faut pas oublier non plus les travaux persévérants- de M. Hughlings Jackson. Mais cela n'enlève pas à MM. Fritsch et Hitzig tous les droits d'une incontestable priorité.
On sait que celte question des fonctions motrices des circonvolutions a été traitée par un grand nombre d'auteurs. Parmi tous les nouveaux faits démontrés par les physiologistes, il y en a quatre d'assez grande importance.
A. Il n'y a pas de centres moteurs chez les nouveaux-nés (Soltmann).
B. En excitant la couche blanche sous-jacente, on a les mêmes effets qu'en excitant la substance grise placée au-dessus (Dupuy, Garville et Duret).
G. Les centres moteurs des membres sont aussi vasomoteurs, excito-sécréteurs (Bochefontaine et Lépine) et sensibles (Vulpian).
D. Il y a des centres sensitifs dans les circonvolutions occipitales (Ferrier).
Au point de vue médical, les recherches de M. Charcot et de ses élèves ont établi, sur des bases très-solides, la théorie des localisations; de sorte que la médecine a apporté à la physiologie une preuve peutêtre nécessaire pour faire admettre l'existence des centres moteurs.
Nous étudierons maintenant la physiologie des circonvolutions. Cette étude comprend deux termes : d'une part, les propriétés de l'écorce grise ; d'autre part, ses fonctions. En effet, dans la physiologie des organes, il faut distinguer toujours l'organe à l'état de repos et l'organe à l'état d'activité : ce qu'on pourrait appeler sa. statique et sa dynamique.
Pour suivre cette division, nous envisagerons d'abord l'excitabilité des circonvolutions, leur état électrique et leur nutrition. Dans le second chapitre, nous examinerons leur rôle et leur fonction dans l'économie pour la motricité, pour la sensibilité et pour Tintelligence