Institut de méd., t. III, p. 109, 2* édition
improbabile intérim putans iisdem etiam acinis (du foie) has cerebri glandulas conglobari posse\
En somme, Malpighi suppose que le cerveau est formé de fibres et de glandes — Corticales glandulœ tortuose locatse exteriores cerebri gyros componunt^ et exorientibus inde medullarïbus fibris, seu vasculis^ appenduntur^ ita ut ubicunque per transversumsecantur gyri^ determinata et firma semper glandularum congerie medullse affundatur. Je ne sais s'il faut être aussi affirmatif que M. Luys % et dire que Malpighi a découvert les cellules du cerveau : cependant cela me paraît très-probable. Ailleurs il dit : glandularum exiguitas aciem microscropii subterfugit; ce qui signifie probablement qu'il s'attendait à voir dos lobules, et qu'il n'a pu voir que de simples cellules très-petites, non agglomérées (?).
Quoi qu'il en soit, les idées de Malpighi furent bientôt oubliées. En 1698, Ruysch^ se fondant sur les résultats de ses merveilleuses injections artérielles, considéra l'écorce cérébrale comme un lacis vasculaire. Cette opinion, pressentie quelque temps auparavant par Leuwenhœck, fut adoptée par la plupart des anatomistes. Boerhave*, qui avait d'abord admis l'opinion de Malpighi, se rangea ensuite à l'opinion de Ruysch.
La théorie de Ruysch s'appuyait sur un fait exact : la grande vascularité de Técorce cérébrale. Aussi aucune objection ne s'éleva d'abord. Du temps de Haller ^ (1 766), c'était l'opinion classique. On admettait qu'il y avait des