‹ Structure des circonvolutions cérébrales: (anatomie et physiologie)Chapitre 63 sur 84 · MS · texte numérisé non relu

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En somme le résultat est le même, et le phénomène est dans le fond identique. L'excitation exagérée de la périphérie cérébrale produit des convulsions d'abord localisées à un groupe musculaire, puis à un côté (le côté opposé) du corps, et qui peuvent se généraliser à tous les muscles du corps. N'y a-t-il pas là un rapprochement bien curieux à faire avec ce qu'on observe sur une grenouille dont on étudie les réflexes? A. mesure que l'intensité de l'excitant augmente, les réflexes, d'abord localisés, s'étendent et se généralisent de plus en plus.

Les médecins ont recueilli des faits importants qui confirment de la manière la plus formelle les résultats des physiologistes. Ainsi, depuis plus de douze ans, M. Hughlings Jackson ^ avait fait remarquer que les mouvements convulsifs d'un côté du corps dépendaient d'une irritation corticale du côté opposé.

Cette forme de l'épilepsie limitée à un côté du corps, ou à un membre, ou à la face, épilepsie qu'il conviendrait peut-être d'appeler avec M. Charcot épilepsie jacksonnienne, a été étudiée par M. Landouzy dans un travail remarquable ^ — On sait maintenant qu'à une lésion de l'écorce du cerveau peuvent répondre, soit la paralysie, soit la convulsion (akinésiey hyperkinésié)^ selon que la lésion est destructive ou irritative. Les centres convulsifs coïncident absolument avec les centres moteurs, de ^orte que ces deux séries de faits se complètent et se confirment l'un par l'autre.

Enfin, pour terminer, je noterai qu'outre les convulsions, il y a une autre modalité de l'innervation mo-

1. Ses mémoires épars ont été réunis dans un livre : Clinical and parthological researches on the nervous System.

2. Convulsions et paralysies liées aiiœjnéningo^encéphalites^ihhsemdiUg, Paris, 1876.

trice, la contracture. Ferrier a pu, en excitant la surface des hémisphères*, par un courant intense et prolongé, produire de la contracture. Mais le phénomène n'est pas essentiellement différent. Pour conserver la comparaison déjà employée plus haut, la décharge motrice, au lieu d'être discontinue (cloniquc, épilepsiej, peut être continue (tonique, contracture).

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