Bochefontaine, loc. cit., p
A. Uexcitation électrique, même durant peu de temps, produit une élévation considérable de la pression sanguine, qui survient assez tardivement, augmente et persiste alors même que l'excitation a depuis longtemps cessé.
B. Il y a un changement notable dans le rhythme [ des contractions cardiaques qui deviennent d'abord extrê- I mement fréquentes pour se ralentir ensuite beaucoup.
' En outre je remarquerai :
1° C'est l'excitation de la partie antérieure du gyrus sigmoide qui a donné ces résultats ; f 2° Quoique l'excitation fut loin d'être intense, l'animal
I a été vite épuisé;
3° Lorsqu'il était épuisé, et la pression artérielle très-basse, l'excitation électrique, même très-forte, n'avait presque plus d'action.
D'autres expériences ont montré à M. Bochefontaine :
1° Que dans quelques cas le ralentissement du pouls est remplacé par une accélération cardiaque, la cause de ces différences restant encore à expliquer;
2® Que si les pneumogastriques ont été sectionnés, il y a toujours, après l'excitation corticale, abaissement de la pression. et ralentissement du pouls ;
3° Que l'excitation du gyrus sigmoide peut être comparée à l'excitation du sciatique qui élève la tension artérielle et ralentit le pouls.
M. Danilewsky a ajouté à cela un fait important, c'est que l'excitation directe soit des couches optiques, soit du corps strié (à l'exception peut-être du noyau caudé), ne donnait pas une élévation de pression analogue ; par conséquent ces effets ne sont pas dus à la diffusion des courants, mais résultent de l'excitation même.
soit de la substance grise périphérique, soit des vaisseaux blancs sous-jacents.
La méthode de M. Couty Ta conduit par une voie toute différente à des résultats très-analogues.
D'abord il élimine avec raison les résultats des auteurs anciens qui lient les carotides et les vertébrales; car cette ligature produit l'anémie totale du myélencéphale et non Fanémie des seules circonvolutions.
L'anémie des circonvolutions produite par l'injecticn de substances pulvérulentes dans les carotides a pour premier résultat l'excitation des circonvolutions. En effet toute anémie nerveuse, avant de produire l'anéantissement, produit l'hyperkinésie de la fonction nerveuse. Or cette excitation intense par l'anémie ne provoque pas l'augmentation de tension cardiaque, mais le ralentissement du cœur.
Continuant ses expériences*, M. Couty a injecté du lycopode dans la carotide de chiens curarisés, dont les nerfs vagues étaient coupés. Dans ces conditions il a vu de l'accélération cardiaque et aussi de l'augmentation de pression artérielle. Le fait de l'accélération cardiaque a été vu aussi par M. Bochefontaine sur des chiens dont les pneumogastriques étaient coupés : on peut donc admettre que, quand les nerfs modérateurs du cœur n'existent plus, l'excitation de l'encéphale produit l'accélération du cœur.
Quant à la tension artérielle accrue, je ne pense pas que, dans l'espèce, elle ait autant de valeur que le croit M. Couty, attendu que M. Bochefontaine a vu que sur des chiens sans pneumogastriques l'excitation de l'en-