Cité par Longet, loc. cit., t. I, p
3. Recherches sur la structure de la couche corticale des circonvolutions du cerveau. — Mém. de VAcad. de méd*^ t. VIII, 1840.
circonvolution est formée, dans sa partie grise, de six couches, alternativement grises et blanches. Pour démontrer sa proposition, M. Baillarger examine les circonvolutions, tantôt à la lumière transmise, tantôt à la lumière directe. Vues par transparence, les couches grises paraissent claires, les couches blanches, opaques. M. Baillarger a montré encore que chez les jeunes enfants, cette disposition était très-marquée, et que déjà chez les fœtus de quatre à cinq mois on pouvait l'observer.
C'est à cette époque à peu près qu'on commençait à se servir du microscope, et on put alors étudier Ja structure intime des circonvolutions. La découverte des cellules nerveuses par Ehrenberg, Valentin, Purkinje (1835 à 1840), montra que dans la couche grise des circonvolutions existaient des cellules nerveuses de forme très-variable.
Quel que soit l'intérêt de l'histoire des péripéties qu'a parcourues, depuis cette époque jusqu'à nos jours, la structure du tissu nerveux, je ne saurais m'y arrêter.
Pour ce qui a trait aux circonvolutions, c'est vraisemblablement Meynert qui en adonné le premier une di scription exacte accompagnée de bonnes figures. A la même époque, Luys établissait dans son grand ouvrage sur le système nerveux les rapports du système cortical avec le système ganglionnaire du cerveau. Après Luys et Moynert, il convient de citer le travail de Betz, qui décrivit le premier certaines cellules des parties motrices de Técorce. Enfin les médecins aliénistes anglais du grand asile de Londres ont, dans une série de travaux tout récents, publié sur la structure des circonvolutions des travaux recommandables.
En résumant ce rapide historique nous trouvons :
1° Que probablement Malpighi a découvert les cellules et les fibres nerveuses de Técorce cérébrale.
2° Que Vicq d'Azyr et Baillarger ont bien décrit la structure des circonvolutions à Toeil nu.
3^ Que Meynert, Luys et Betz nous en ont fait connaître la structure microscopique.
§ 2. lllsposltloii sënërale des clrconirolattona.
Si on examine un cerveau humain dépouillé de ses enveloppes, on verra que sa surface est grisâtre, comme cendrée, sillonnée par une infinité de replis de dimensions variables, en apparence irréguliers, limitant des saillies, des élevures qui sont les circonvolutions cérébrales ^ . Chaque circonvolution forme ainsi une masse oblongue, à angles mousses et arrondis, qui se confond à son origine et à son extrémité avec d'autres circonvolutions, sans qu'on puisse indiquer autrement que par une ligne schématique le point précis où elle finit et le point où elle commence. Elle est adossée à une ou plusieurs circonvolutions voisines, et le sillon qui l'en sépare, vide quand la pie-mère et l'arachnoïde ont été enlevées, est occupé par des vaisseaux tant que les enveloppes du cerveau sont intactes. La face qui touche la circonvolution voisine est renflée. Par suite de l'adossement des parties, le sillon se trouve divisé en deux étages : l'étage supérieur pour les veines, l'étage inférieur pour les artères.
On peut en quelque sorte considérer toute cette écorce
1. Gratiolet a proposé de remplacer ce mot incommode et inexact (au moins pour les mammifères inférieurs) par le mot de pli. Mais l'usage n'a pas consacré cette expression. Peut-être, avec M. Broca, pourrait-on len appeler volutions.
g;rise, tantôt saillante en forme de cireonTolation. tantôt déprimée en forme de sUlon ou de scissure^ comme la amtiniiation d'une seule et même couche reployée sur elle-même. CTétait lldée de Gall, idée ingénieuse, trèspiv^re à exprimer. d*une manière schématique et facile à retenir, la constitution de FeuTeloppe cérébrale
L'ensemble de la substance grise et de la substance Manche qui constituent les circouTolutions, forme une masse corticale^ dite quelquefob circonTolutionnair>e. qull £uit^ arec Burdach et M. Broca^^ af^ler palleum^ ou maniaiu^ Le reste de lliénûsphère cérébral constitue le oofpf du cerveau.
Les cireouTolutions ainâ constituées sont séparées les unes des autres par des dépresâons plus ou moins profondes. Selon la profondeur , selon llmporiance morphologique de ces sillons, on leur a donné différents noms, et on les a appelés scissures^ allons fo$—
Cn p^int sur lequel il iaut inâster, c*est qu^aucune de ces scissures^ aucun de ces sillons ne poursuit sa route josqu au bont^ de manière à séparer complètement deux cireouToIutions voisines, en sorte que la continuité des cireoaTolutÎ4(His n'est jamais interrompue. Pour me servir d'une comparaison vulgaire^ je dirais que Fensemble des eireoaTolutions cérébrales représente une chaîne de monta^ztes qu'aucune vallée ne vient traverser de part en part, de manière à Kmiter des pics ou des plateaux isolés. Sur aucun point du cerveau on ne voit deux 'sQofts transTersaux parallèles coupant deux sillons Ion-
2. Vay. r^rtide CiBCQzrfaiXTiDas ( Puszi)^ Dûrt^ mMjfHuphiii^ -^ <(.-W7iCtf;»
gitudinàux parallèles. En somme tous les sillons sont incomplets, insuffisants pour ainsi dire, comme s'ils ne pouvaient atteindre l'extrémité de la circonvolution qu'ils entament. Cela a peut être quelque importance au point de vue fonctionnel.
La détermination exacte du mot circonvolution est donnée ainsi par M. Broca* : c< Le mot circonvolution, qu'on pouvait employer autrefois pour désigner une partie quelconque de la surface plissée de l'hémisphère, a aujourd'hui une acception déterminée : il s'applique aux subdivisions des lobes, et si, dans certains cas, un lobe peut n'être formé que d'une seule circonvolution, jamais du moins une circonvolution ne peut s'étendre au delà des limites de son lobe^ encore bien qu'elle puisse se continuer plus ou moins directement avec l'une des circonvolutions d'un lobe voisin .\ »
A des sillons de difiFérente importance répondent des circonvolutions d'importance inégale aussi. Aux sillons peu marqués et aux fossettes répondent des circonvolutions à peine ébauchées, auxquelles on peut avec Pozzi réserver le nom de plis. Mais quels que soient les degrés d'importance de ces saillies et dépressions inégales, la structure est toujours la même, et, par conséquent, une description générale peut s'appliquer à toutes ces formes d'un même organe.
En certaines parties du cerveau l'écorce périphérique se replie sur elle-même, s'invagine pour former une circonvolution renversée (circonvolution de l'hippocampe), mais là encore la structure est identique, et on retrouve la même disposition originelle.
1. Anatomie comparée des circonvolutions cérébrales. — Revue d'anthropologie, 1878, p. 391.
Un point qu'il importe de noter, sans que nous puissions le développer ici comme il le conviendrait, c'est que les circonvolutions ne sont pas symétriques^ au moins chez la plupart des iAdividus.
Ainsi que Favaient bien vu les anatomistes du dernier siècle, toute circonvolution est formée d'une partie périphérique grise qui se moule exactement sur la partie centrale blanche; chacune de ces parties reçoit des vaisseaux. Nous avons donc à étudier :