Revue des Se. méd., t. X. 1877, p
convolutions de la scissure de Rolande-, l'artère cérébrale poslérieure pour les lobes occipitaux.
M. Cadiat a fait aux idées de M. Duret diverses objections1, et la plus sérieuse paraît être celle-ci : en poussant une injection, même peu pénétrante , dans une branche quelconque de l'hexagone artériel, on injecte un lobe tout entier. Il faut remarquer que M. Duret et M. Cadiat ne diffèrent pas absolument d'opinion, M. Duret ne niant pas les anastomoses, soit des artérioles de la pie-mère, soit des artérioles du cerveau. Mais, pour lui, ces artérioles n'ont pas plus d'un quart de millimètre, tandis que pour M. Cadiat et aussi pour M. Heubner, elles peuvent avoir un millimètre. 11 n'y a donc là qu'une question de degré, évidemment bien difficile à résoudre, car une injection artérielle distend toujours les capillaires.
En somme, pour M. Duret, les anastomoses sont peu importantes; et pour M. Cadiat elles sont très-notables. On peut donc dire que la question n'est pas jugée; le choix du procédé opératoire et de l'injection qu'on emploie jouant un rôle prépondérant. J'ajouterai cependant que la limitation exacte des infarctus et des embolies cérébrales prête un certain appui à la théorie de M. Duret.
Je ne dirai que quelques mots de la structure des artérioles du cerveau. On sait que M. Robin 2 -a démontré que les capillaires du cerveau étaient entourés d'une gaîne lymphatique 3.