C. La calcite grenue, pure, remplit tous les interstices
D. E31e forme des grands éléments conune dans le grès cristallisé de Fontainebleau, tout le ciment d'une préparation appartenant à im seul et même individu.
a® Grès siliceux, — Si des grès calcaires on passe aux grès siliceux, on se trouve en présence de variations beaucoup plus nombreuses. La silice est susceptible d'aJBFecter des états différents et ses diverses variétés peuvent être réunies non seulement dans le même échantillon , mais dans la même préparation. Leur association en toutes proportions introduit dans les grès de grandes différences d aspect et de propriétés physiques.
Vopale du ciment est toujours indifférenciée.
La calcédoine est très peu répandue en fibres, pinceaux plus ou moins larges et rarement à l'état de sphérolithes complets.
Je n'ai constaté qu'une fois la présence de la quartzine, associée à la calcédoine.
3** Grès ferragineax. — Le ciment de limonite est toujours homogène, sans trace de différenciation.
A. H constitue une trame continue , pleine , qui sépare tous les minéraux, En im seul cas il est très développé ^ représente à peu près la moitié du dépôt (grès de Regniowez, près Rocroi).
STRUCTURE ET CLASSIFICATION DES GRÈS ET QUARTZITES, 91 B. Les éléments sont enrobés dans la limonite et séparés par des vides.
G. Les minéraux étant juxtaposés , la limonite comble les vides en forme de coins.
D. Le ciment est réduit à des coins ferrugineux, presque tous creux.
n n'est pas utile d'insister davantage sur les variations de composition et de structure des grès; il suffit, comme on le voit, d'explorer un domaine très restreÛQt de la série sédimentaire, pour démontrer que les grès se diversifient à l'infini, grâce à leur ciment.
Classiflcation des quartzites.
Je distingue également deux termes dans ce groupe : les qaartzites-grès et les quartzites.
1 . Qiiartzites-grèa, — Dans les nombreux termes qui s'échelonnent entre les grès et les quartzites, il en existe chez lesquels les traces de l'origine détritique ne sont pas encore complètement effacées mais qui se rapprochent beaucoup plus des quartzites que des grès. Cest à ces roches que je donne le nom de qaartzites-grès. Les grains de quartz auréolé sont moulés les uns sur les autres ou noyés dans un ciment. Dans ce dernier cas, les éléments entourés d'une enveloppe de quartz secondaire ont des contours très irréguliers, et ils sont susceptibles de passer insensiblement sur leurs bords à la gangue siliceuse. Les quartzites-grès sans ciment sont légèrement poreux quand les minéraux auréolés laissent entre eux de petits vides.
J'ai classé les quartzites^grès de la manière suivante :
Qaartzites-grès sans ciment dans lesquels des grains de sable sont maintenus en place par les plages de quartzite. La structure propre au quartzite est réalisée dans un spécimen par un processus entièrement nouveau ; une partie des éléments de quartz moulés les uns sur les autres sont secondaires.
Qaartzite-grès ferrugineux; Quartzite-grès opalijère; Quartzite-grès calcédonieux; Quartzite-grès calcédonieux et quartzeux; Quartzite-^grès quartzo-calcaire; Quartzite-gres quartzeux.
2. Quartzites proprement dits. — Tous les graiiis de quartz présentent un accroissement secondaire; ils sont libres dans un ciment ou confluents; d'où la distinction de quartzites à ciment et de quartzites typiques. Les principaux termes distingués dans ce groupe sont les suivants :
A. Quartzites typiques. La structure qui le caractérise résidte, dans un cas, de l'association de grains élastiques auréolés et d'éléments entièrement secondaires.
Qaartzite calcédonieux ;
Quartzite calcédonieux et quartzeux; Qaartzite quartzo-^alcaire; Quartzite quartzeux.
B. Quartzites à ciment.
U est rare que le développement de quartz secondaire dans les quartzites typiques permette à tous les éléments de se mouler les uns sur les autres, sans laisser de vides.
Beaucoup de quartzites sont légèrement poreux.
n résulte de l'analyse micrographique des grès tertiaires du Bassin de Paris cpi'un nombre considérable de spécimens doivent figurer dans le groupe des quartzites et non dans celui des grès. On peut dire que les véritables grès, — ceux qui ne montrent point de ci de là une plage de quartzite — sont très clairsemés. L'étude des grès de toutes les formations détritiques de France est appelée, si je ne me trompe, à amoindrir singulièrement le rôle des grès typiques, au bénéfice de la famille des quartzites.
Place des «silesm à Nummulites dans la nomenclature des roches siliceuses.
Les roches décrites sous le nom de (jrès à Nummulites ou de silex à Nummulites se groupent en deux séries bien distinctes. Un certain nombre rentrent dans la catégorie des grès et quartzites à ciment.
Ex. : Grès-quartzite d'Yvernaumont; Grès^uartzite de Béthune; Quartzite-grès de la Chapelle d'Aneux (près Cambrai, Nord).
Les autres, analysées sous la rubrique « silex à Nummulites » (p. 48), sont très différentes des grès et quartzites. Le ciment est très prépondérant (pi. VIII,
fig. ]5) et forme presque à lui seul certains échantillons. Il est clair que de pareilles roches ne peuvent être confondues avec les grès ou quartzites. Leurs analogies avec les silex proprement dits ne sont pas plus marquées : il suffît d'en rappeler brièvement les traits principaux , et de les comparer aux caractères essentiels des silex pour faire ressortir la profonde dissemblance des deux types de roches.
Les « silex » àNummulites renferment toujours des minéraux plus ou moins nourris, ploi^és dans une gai^e de quartz microcristallin; Topale y figure par exception; aucun vestige d'organismes siliceux, et notamment de Spongiaires, ny a jamais été observé.
Par contre, les silex de la craie sont dépourvus de minéraux élastiques; la sBice en est cryptocristalline , et la présence d organismes siliceux est pour ainsi dire constante.
Les deux roches sont aussi distinctes au microscope qu'à Tœil nu. f3ies sont Tune et Tautre le produit de la silicification d'un calcaire. Les « silex » à Nummulites résultent de Tépigénie d'un calcaire grossier par de la silice inorganique, les silex proprement dits dérivent dune craie sihcifiée par de la silice d'origine oi^anique. U est évident que les roches siliceuses à Nummulites du Bassin de Paris doivent être séparées définitivement des silex. Elles se rapprochent par leur composition et leur structure de certains « phtanites » et jaspes très cristdlins, également issus dexalcaires et qu'on pourrait, à la rigueur, considérer comme des quartzites à grain très fin; elles se tiennent également au voisinage de certains quartzites à structure porphyrique , observés dans l'Ile de Crète. Leur place exacte dans la nomenclature des roches siliceuses restera incertaine, tant que les phtanites, jaspes et^ autres roches similaires très mal connues n'auront pas été soumises à une étude approfondie.