‹ Structure et origine des grès du tertiaire parisienChapitre 27 sur 56 · DIAGNOSTIC MACROSCOPIQUE DES GRÈS ET QUARTZITES · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC MACROSCOPIQUE DES GRÈS ET QUARTZITES

grès-quartzites partout où il y a des plages de grains moulés les uns sur les autres. Les écailles sont alors clairsemées ou rares, suivant le degré d'abondance des ilôts de quartzite.

B. La roche est un quartzite à ciment. — Deux cas peuvent se présenter :

a. Le ciment ne joue qu'un faible rôle et Téchantillon est essentieUement formé d'éléments moulés les uns sur les autres et de plages à ciment très accessoire. La cassure reste écailléuse et rien ne trahit à Tœil nu l'existence d'un ciment rudimentaire.

b. Le ciment isole tous les minéraux et il est bien visible à la loupe. Si la cassure est lustrée, la roche est un quartzite; si elle est simplement tranchante, elle rentre dans les grès.

Le diagnostic du quartzite à ciment est impossible à l'œil nu et à la loupe , quand les grains de quartz pourvus d'un accroissement secondaire sont plongés dans un ciment très abondant. J'ai noté plus haut la disparition de la cassure lustrée dans les roches de ce type. Aucmi signe extérieur ne peut alors révéler le nourrissage du quartz. Cette difficulté ne se présente dans le Bassin de Paris que pour des roches tout à fait aberrantes, dont il n'y a pas lieu de tenir compte. Ce sont des « grès »lutétiens à Nummulites pourvus d'un ciment calcaire très abondant, qui ont été silicifiés et démantelés. Aucun quartzite à ciment, en place, ne rentre dans ce groupe.

En ^résumé, la très grande majorité des quartzites da Tertiaire parisien sont caractérisés par une cassure écailléuse; un petit nombre possèdent une cassure lustrée.

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