SCÈNE III MARIE-JULIE, GULDBERG, MADAME DE REEZ
Madame de Reez s'incline profondément devant Marie-Julie.
MARIE-JULIE, changeant complètement d*attitad«. de physionomie et de langage. Sa roix semble trahir une grande lassitude.
Bonjour, madame. On peut jurer Qu'avril est de retour, puisqu'il nous rend visite; Je vous ai vue enfant, bien mignonne, et j'hésite
66 STRUEN8ÉE.
A retrouve)* dans la beauté qui vient à moi L'espiègle qui jotiait QYac ]b petit roi.
Mais quel gnive motif peut donc bien à cette baure Amener tant de gmco en ma triste demeure?
MADAME DE REEZ«
Madame, excusez-moi, je viens sur Tordre exprès De la reine...
MARIE-JULIE
Vraiment? C'est ce que j'espérais...
MADAME DE REEZ.
Oui, ce n'est qu'aujourd'hui, par une rumeur v^ne, Qu'elle a su votre heureux retour à Copenhague, Et j'apporte en grand'hâte à Votra Majesté Ses vœux de bienvenue.
Elle lui remet qnie lettre.
MARIE-JULIE
Elle a trop de bonté.
Lisant la lettre de la reine.
Que sa lettre est charmante et d'une âme ingénue!...
A Guldberg.
Eh quoi? le roi, Guldberg, ignorait ma venue?
OULDBEIIG,
Votre Majesté même en avait averti Le niiriistre...
MARIE-JULIE
En effet...
Légèrement ironique.
Ce détail est sorti De sa mémoire. Eh mais, que vois-je? Le roi donne Un grand bal?... Et la reine... oui-dà. Dieu me pardonne