‹ Struensée: drame en cinq actes et huit tableaux en versChapitre 47 sur 101 · SCÈNE III MARIE-JULIE, GULDBERG, MADAME DE REEZ · texte numérisé non relu

SCÈNE III MARIE-JULIE, GULDBERG, MADAME DE REEZ

Madame de Reez s'incline profondément devant Marie-Julie.

MARIE-JULIE, changeant complètement d*attitad«. de physionomie et de langage. Sa roix semble trahir une grande lassitude.

Bonjour, madame. On peut jurer Qu'avril est de retour, puisqu'il nous rend visite; Je vous ai vue enfant, bien mignonne, et j'hésite

66 STRUEN8ÉE.

A retrouve)* dans la beauté qui vient à moi L'espiègle qui jotiait QYac ]b petit roi.

Mais quel gnive motif peut donc bien à cette baure Amener tant de gmco en ma triste demeure?

MADAME DE REEZ«

Madame, excusez-moi, je viens sur Tordre exprès De la reine...

MARIE-JULIE

Vraiment? C'est ce que j'espérais...

MADAME DE REEZ.

Oui, ce n'est qu'aujourd'hui, par une rumeur v^ne, Qu'elle a su votre heureux retour à Copenhague, Et j'apporte en grand'hâte à Votra Majesté Ses vœux de bienvenue.

Elle lui remet qnie lettre.

MARIE-JULIE

Elle a trop de bonté.

Lisant la lettre de la reine.

Que sa lettre est charmante et d'une âme ingénue!...

A Guldberg.

Eh quoi? le roi, Guldberg, ignorait ma venue?

OULDBEIIG,

Votre Majesté même en avait averti Le niiriistre...

MARIE-JULIE

En effet...

Légèrement ironique.

Ce détail est sorti De sa mémoire. Eh mais, que vois-je? Le roi donne Un grand bal?... Et la reine... oui-dà. Dieu me pardonne

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