ACTE TROISIÈME
Votre Majesté, Sire, était fort éprouvée Par ses douleurs, le jour où nous est arrivée La réclamation allemande. J'allais Demain même en saisir le Conseil.
LE ROI
Tu me plais, *
Toi ! tu n'es pas pressé de voir mon inertie Se commettre aux horreurs de la diplomatie.
Mais quoi! vois, en plein bal, Fabîme où nous roulons. La politique jure avec les violons I Écoutons leur appel.
Aux daines ei aux seigneurs.
La danse vous réclame, Jeunes beautés, messieurs.
A la reine, s'approchant d'elle.
N'est-il pas vrai, madame ?
11 cause avec la reine.
MARIE- JULIE, à Stroenite à deml-Toix.
Avant votrq Cionseil, Excellence, il faudrait Que le roi m'entendît ; il s'agit d'un secret Dont la sécurité de l'État peut dépendre.
Un temps. Le regardant fixement.
J'ai la bonne parole et je veux la répandre... Au Roi d*abord, ensuite au pays.
STRUENSÉE, laloant Marie-Julie d'an air d'obéissance.
Madame...
II se rapproche du Rot.
MARIE-JULIE, à part, le saitant des yeux.
Oui.
Sire...
Il lui parie bas.
LE ROI, â demi-TOiXy arec Impatienc*.
Quoi ? Quels secrets ? Pour Dieu, pas aujourd'hui, A demain le Brunswick !
Mais, sire, c'est peut-être Quelque événement grave et qu'il faudrait connaître.
LE ROI, à la Reine.
Du diable si jamais ce docteur me guérit !
Je fuis la politique et lui me la prescrit.
S'approchant de Marie-Julie.
Madame, je suis à vos ordres.
DETLER, 8' approchant de Struensée, à yoix ba^se*
Excellence, On vient de relever, dans le plus grand silence, Les gardes du^palais.
STRUENSÉE, étonné.
Hein?
Les remplacent.
DETLER, de même.
Les gens de KoUer
LA REINE, & part, Bnirant des yeoz tout ce qui se passe.
Je sens comme un poison dans Tair.
On entend une musique de danse.
LE ROI, étendant la main ren les salles de bal. A la Reine.
Madame, par pitié, qiie votre exemple entraîne Les danseurs.
A Struensée, lui indiquant du geste qu'il ait à conduire la Reine.
Voyant que Struensée l'Interroge du regard avec hésitation.
Oui, la main à la Reine.
struensée s^'ndine.