ACTE PREMIER. b
ROLLER
Monsieur!...
Quoi donc ! La chose... ou le mot vous effraie?... Ce n'est pas moi, monsieur, c'est la loi qui vous paie; Mais vous êtes par elle, et sans plus discuter. Payés pour la servir et non pour la dicter.
KOLLER
La garde sert le roi Christian Sept et rien d'autre Et n'entend pas qu'il soit le servant d'un apôtre,
Qu'elle s'en tienne à son service régulier !... Le roi veut une garde et non pas un geôlier.
KOLLER
Un roi qui laisse ainsi semer le vent, récolte La tempête.
Quoi donc! la garde se révolte?
ROLLER, arec un loarire ironique.
Non... elle chante encor... mais peut se révolter.
STRUENSÉE avec fore*».
Soit! Je vais lui donner des refrains à chanter. Des services passés le roi la remercie.
Monsieur, j'en fais autant et je la licencie.
KOLLER içuffoqué.
Vous...
Je la licencie... allez, et méditez :
On ne pactise pas avec des révoltés;
Un mauvais serviteur se rebelle?... on le chasse. Portez-lui ma réponse à sa folle menace.
KOLLER
Le roi...
Je suis gardien de sa loi, c'est assez.
KOLLER
Mais...
Vous êtes soldat, monsieur, obéissez.
Rantzau enlre en seine.