‹ Struensée: drame en cinq actes et huit tableaux en versChapitre 94 sur 101 · CHRISTIAN · texte numérisé non relu

CHRISTIAN

Un fiilence.

KOLLER, i Straensée.

N'avez-vous rien à dire ?

Je déclare Devant Dieu qui sait tout, voit tout et tout répare, Devant les hommes qui sont aveugles et fous, Devant ma conscience en fête, devant vous.

Que je suis innocent des crimes qu'on me prête Et que je plains vos cœurs cent fois plus que ma tête Qui ne tombe après tout que d'un bas échafaud. Tandis que votre honneur va tomber de très haut ; Et que mes prétendus complots et sacrilèges Sont un : celui d'avoir sapé vos privilèges.

Mais qu'en vain votre peur résiste à mon effort : Le droit que j'ai semé va fleurir par ma mort. Et je déclare aussi que l'indigne Julie Eut grand tort d'ignorer, par excès de folie.

136 STRDENSEE.

Qu'en celle vie, ou mieux, celte course au tombeau,

Il faut savoir aimer quelque chose de beau

Afin d'en attacher le lustre à sa mémoire.

Elle, on l'enterrera sous une pierre noire,

Symbole de son cœur. Portez-lui mon décret.

J ai dit, monsieur, donnez vos ordres. Je suis prêt.

GULDBERG, à demi Toix à KoUer.

Un pasteur voudrait voir le prisonnier.

KOLLER

Son père, Je sais, laissons-les seuls.

GULDBERG.

Le peuple s'exaspère...

KOLLER

Qu'il lui donne le temps de se remettre à Dieu.

U pasteur parait, KoUer lai indique Straensée et sort

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