ACTE CINQUIÈME
LA REINE, lai préientant la grice signée du roi.
Prenez, vivez, c'est votre grâce.
STRUENSÉE, avec joie, prenant le parciiemin.
Ma grâce, madame?...
LA REINE
Oui.
STRUENSÉE, la considérant avec inquiétude, timidement.
Mais... vous?
LA REINE, comme enivrée.
Le roi me chasse.
Il vous chasse?
LA REINE, de môme.
Avec vous, oui ; « rivés désormais Vun à l'autre... » a-t-il dit; c'est bien, je me soumets.
STRUENSÉE, p oteslant.
Vous...
LA REINE, virement.
Dans l'esprit du roi tout me fait criminelle; Eh bien ! je le serai pour la vie éternelle Dans la réalité céleste du bonheur.
J'en accepte ma part puisqu'on m'a pris l'honneur.
Madame...
LA REINE
Ah! Struensée!... Accueillez votre amie.
On nous rive tous deux à la même infamie?
Pour la première fois je bénis donc le jour, Puisqu'ainsi nous voilà rivés au même amour.
Madame.
LA REINE
Non, Mathilde. Oui, ta reine le brave Ce monde malfaisant. Dieu ! t'ai mer sans entrave. Sans mesure!... Viens, viens sous un ciel plus clément, Éperdument aimé, m'aimer éperdument...
Viens, nous sommes flétris, perdus.., le jour se lève!... Nous vivrons oubliés, maudits, heureux...
STRUENSÉE, enirrô.
rêve!
LE PASTEUR, d'ane voix solennelle*
Dieu juste, en tes chemins soutiens ton serviteur Et qu'il se sente fort sous ton œil protecteur.
LA REINE^ reconnaissant le pasteur, terrifiée.
Ah!
LE PASTEUR
Daigne armer son cœur pour la dernière épreuve, Car il porte au martyre une âme encore neuve, Et qu'il s'élève absous vers le céleste lieu ! Reçois-le dans ton sein.
STRUENSÉE, dominé par la Toix de son père.
Seigneur Dieul
MATHILDE, abîmée d'effroi.
Seigneur Dieu!