SCÈNE VII
Les MÊMES, KOLLER, GULDBERG, Le Bourreau, Les Gardes.
LA REINE, aperrerant le bourreau.
Horreur !
Elle tombe évanouie.
STRUENSÉE, à tous les assistants.
Sur mon salut je jure que la reine.
Sans reproche et sans peur, dans sa candeur sereine. Peut lever fièrement son front pur vers les cieux. Que ma mort volontaire en témoigne à vos yeux.
♦Voir la note 12.
S'ageaouiUaDt devant le pasteur.
Mon père... *
LE PASTEUR, d'une voix étranglée, les mains étendues rers Siruer.sée.
Oui, sois béni, mon noble enfant, espère; Jésus qui t'a sauvé te conduit à son père.
Que la foi te soutienne en ce grave moment!... Le Seigneur te sourit et te sera clément.
Réjouis-toi, mon fils!... Ton esprit se dégage Et va voir du Seigneur resplendir le visage ; Ton âme épouse Dieu de l'éternel hymen.
Qu'il t'accueille à jamais dans sa lumière 1... Amen!...
Insensiblement les genoux du pasteur ont fléchi, tandis que Struensée se relevait, et maintenant c'est le père qui est agenouille devant son fils, c'est-à-dire devant la mort. Struensée lui prend la tête cl la couvre de baisers. Puis il s'en détache, entraîné par les gardes. **
STRUENSÉE, en sortant.
Chères âmes, adieu.
Le cortëgfs s'éloigne lentement. Musique de scène. LA REINE, revenant de son évanouissement et cherchant des yeux autour d'elle.
Elle aperçoit le pasteur agenouillé. Un roulement de tambour se fait entendre, annonçant que tout est fini.
Avec horreur.
Ah!
Elle retombe à terre.
* Voir la note 13.
** Voir la note 14.