‹ Struensée; drameChapitre 49 sur 91 · ACTE II, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE III

STRUENSliE.

Le lieu? quel est le lieu?

RANTZAL.

La ruine lugubre Du château de Dagmor, un repaire insalubre, Où l'on disparaîtrait sans secours et sans bruit.

STRUENSKE.

Quelle est l'heure?

RANTZAU

Je crains que ce ne soit minuit.

Bien!

RANTZAU

Vous ne saurez rien si vous venez en nombre.

STREEXSÉE.

Je viendrai seul.

R ANTZA L.

Alors, fort bien ! Caché dans l'ombre, Vous pourrez, curieux sans risque ni péché. Tout entendre et tout voir.

Caché?... pourquoi caché?

Ses yeux tombent sur le masque jeté par Rantzau sur la table.

Vous aviez, disiez-vous, dans vos jours de fortune, Déployé votre astuce, à coup sûr peu commune, Pour acheter sous main, ii ]»eaux deniers comptants. Dans nos conspirateurs deux des chefs importants. Leurs masques sont à vous. Eh bien, vous prendrez l'autre; Mais, pour cette nuit-ci. je garderai le vôtre.

76 STRUENSÉK.

RA>TZ.\r.

Monseigneur le ministre oserait?...

Pourquoi pas?

Moi-même je pourrai prendre part aux débats Et, comme vous disiez, tout voir et tout entendre.

RANTZAL.

C'est la fosse aux lions où vous allez descendre! Y pensez-vous?

STRUENSKE.

J'y pense. Et vous?... Vous reculez?

lî ANTZAU.

Non pas; je ferai, moi, tout ce que vous vouiez.

Merci! Je n'aime pas les choses indécises.

RAMZAU.

Cas rare! l'accuse présidant ses assises!

Slriicnséo sonne. Un olïlcier paraît.

Vous êtes libre. Allez!

R A N T Z A U , scoounnt la tùte.

Le pied semble assuré.

Mais le gouffre est bien près !

A minuit. J'y serai.

Sort llant/.au.

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