LES MÊMES VOIX
A bas le Struensée ! à bas !
L ' É T U D I.\ X T , s'elançant à la tribune.
Êtes- VOUS fous ?
En criant contre lui, pour qui travaillez-vous? Voyez donc où conduit voire émeute insensée: Vous relevez Rantzau pour briser Struensée ! Beau résultat !
LE JEUNE OUVRIER
A bas le maître du moment!
Et brisons l'autre après !
l'étudiant.
Mais plus malaisément...
Car Struensée au moins (c'est justice à lui rendre) Laisse le peuple libre...
84 STRLENSÉE.
LE JEUNE OUVRIER
Oli! libre de le pendre?...
l'étudiant.
Drôle !
LE JEUNE OUVRIER
A bas Struensée !
VOIX NOMBREUSES
A 1 )as !
l'étudiant.
Pour faire écho, Nous allons, nous, alors, crier : Vive Rantzau !
(.ris ironiques DES JEUNES GENS.
Vive Rantzau !
Silence! — Est-ce pour ces disputes Sur l'opportunité des retours ou des chutes De ministres, qu'auguste et terrible à la fois, Le peuple fait gronder, par vous, sa rude voix ? Est-ce l'heure et le lieu des querelles vidées Sur des brigues de cour? J'attendais des idées. .l'espérais, dans votre air salubre et fulgurant, Clouter, et respirer quelque chose de grand.
RANTZAU
On vient pour l'action, et non pour la pensée. Ne nous détournez pas de juger Struensée !
Soyez sans crainte. — Il fut, je le vois aujourd'hui, Un grand coupable. On veut ici faire de lui