VU
auprès du comte de Bernstorff, alors premier ministre du roi de Danemark.
Cet André Roger, oncle de l'auteur de la présente notice, était lui-même un homme de lettres; on lui doit une statistique du Danemark qui eut beaucoup de succès dans le temps ; mais il ne put mettre la dernière main à cet ouvrage : une chute de voiture, qu'il fit en se rendant en Hollande, où le comte de Bernstorff l'avait chargé d'une mission diplomatique, occasionna sa mort, et le soin d'achever son travail se trouva dévolu à son parent Reverdil, qui se montra tout à fait à la hauteur dé cette tâche.
Les talents et l'instruction que possédait Reverdil lui procurèrent bientôt une position fort honorable. En 1758, il fut appelé à la chaire de mathématiques dans l'Académie de Copenhague. Mais Reverdil n'était pas seulement un savant , il était un savant aimable, qui joignait à des connaissances étendues et variées, ce tact, cet esprit d'à-propos qui leur donnait du relief; aussi devint-il phis tard l'objet d'une distinction encore plus flatteuse. En 1760, il fut choisi, avec un sieur Nielsen, pour remplir les fonctions de précepteur de l'héritier de la couronne, sous la haute direction du comte de Reventkm. Il s'acquitta de cette nouvelle charge de manière à gagner l'estime et l'affection de son élève. Aussi le roi Frédéric Y étant mort le 17 janvier 1766 , le nouveau monarque manifesta aussitôt le désir de s'aider des conseils de Reverdil pour guider ses premiers pas dans l'administration de son royaume. Cttte grande faveur fut pleinement justifiée. Re-