‹ Struensée (volume 2)Chapitre 3 sur 19 · DE MICHAEL BEER · texte numérisé non relu

DE MICHAEL BEER

Acte 1%. — Struensée, fils d’un pasteur allemand, et, au début de sa carrière, médecin du roi de Danemark Christian VII, s'est élevé par son mérite à la dignité dé premier ministre. Il médite la régénération du peuple danois par l’abaissement d'une noblesse orgueilleuse et tyrannique, et l’un des actes qui lui attirent le plus violent ressentiment de ce parti est le licenciement de la garde norvégienne, dont tous les officiers étaient nobles. Ce licenciement va s'effectuer au moment où commence le drame, en 1772, au château royal de Christianbourg. Le comte Rantzau, prédécesseur de Struensée dans le poste de premier ministre, essaie de le détourner de ses projets de réforme, et lui reproche, à lui étranger, de s'entendre avec la reine Mathilde, une autre étrangère, — princesse anglaise avant son mariage, — pour profiterde la faiblesse du roi et tout bouleverser dans le royaume. Ils se séparent sans avoir pu s'accorder. Struensée, resté seul, tremble en pensant que son visage a trahi son émotion en entendant nommer la reine, qu’il aime en secret (n° 2, Méconname, p. 24).

Son père, le pasteur Struensée, entre en ce moment, et le supplie, mais en vain, de renoncer à un dangereux pouvoir et de le suivre dans la retraile.

(Ne 3, premier entr'acte, LA RÉVOLTE, p. 25.)

AcTe II. — La nouvelle de la révolte des gardes est apportée à Struensée et à la reine Mathilde. Struensée, bien que décidé d’abord à résister aux exigences des rebelles, s’y soumet par dévouement pour la reine et pour éviter de plus grands malheurs ; il vient annoncer à Mathilde que, suivant son désir, il a cédé au torrent et que tout est rentré dans l'ordre. On entend une marche joyeuse des soldats qui s'éloignent peu à peu (n° 4, MarouE ET cHœur, p. 30). Struensée considère dès lors son œuvre comme manquée, et veut donner sa démission. La reine le supplie de rester ; il y consent facilement. Il a laissé échapper l’aveu de son amour, et Mathilde, après son départ, cherche à se prémurir contre sa propre faiblesse et envisage l'avenir avec effroi (n° 5, MéLoprame, p. 46). La reine douairière, Julie, mère du roi, l’ennemie de Mathilde et de Struensée, s'occupe pendant ce temps à combiner le plan de leur chute avec ses partisans. L’arrestation du comte doit avoir lieu cette même nuit, au bal masqué, à une heure (n° 6, MéLonrauE, p. 48).

(N° 7, deuxième entr'acte, LE Bar, Polonaise, p. 0.)

Acre III. — Divers incidents du bal. Struensée ne tient aucun compte des avis qu'on lui donne de se méfier d’un traître ; le comte Rantzau lui-même, un des conjurés, vient l’avertir des dangers qui le menacent. Il est masqué, et Struensée, qui ne le reconnait pas, refuse d'écouter ses conseils. Le premier ministre rentre chez lui, et bientôt après on vient l'arrêter, sur un ordre arraché au roi, tandis que Rantzau et quelques officiers se rendent chez la reine pour lui faire subir le même sort.

(N° 8, troisième entr'acte, L'AUBERGE DU VILLAGE, p. 62.)

AcTE IV. — Des paysans réunis dans une auberge boivent et s’entretiennent des événements récents ; ils en instruisent le pasteur Struensée, qui arrive par hasard au milieu d'eux, et qui s’évanouit en apprenant la nouvelle de l'arrestation de son fils. — Pour consommer la perte du ministre et pouvoir l'envoyer à l’échafaud en l’accusant de haute trahison, on obtient de la reine Mathilde l’aveu écrit de l'amour de Struensée, en lui persuadant que le roi ne voudra pas frapper celui qui a eu sa souveraine pour complice.

(N° 9, Ixrropucriox du cinquième acte, p. 70.)

AcrTe V. — Struensée, en prison, dort d’un sommeil agité; le nom de Mathilde revient plusieurs fois sur ses lèvres (n° 10, Le Rève ne Srruensée, p. 12.) Rantzau vient lui offrir le moyen de fuir, à la condition qu'il quittera le Danemark. Struensée refuse en apprenant que ses amis sont enveloppés dans sa disgrâce, et que le divorce et le bannissement de la reine sont prononcés. Bientôt on lui signifie son arrêt de mort; son père vient l’assister dans ce solennel instant, et un cortège de soldats et de magistrats s'avance pour l'emmener au lieu de l'exécution .(n° 41, Mancue FuNÈBRE, p. 78). Le pasteur le bénit, et un instant après un lugubre roulement de tambours annonce que tout est consommé. Le père s’agenouille et prie pour son fils (n° 12 el 13, La BÉNÉDIcrION, p. 80, — DERNIER MOMENT, p. 82).

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