‹ StruenseeChapitre 3 sur 28 · DE MICHAËL BEER · texte numérisé non relu

DE MICHAËL BEER

AGTE [*, — Siruensée, fils d’un pasteur allemand, et d’abord médecin du roi de Danemark Christian VIL, s’est élevé par son mérite à la dignité de premier ministre. Il médite la régénération du peuple danois par labaissement d’une noblesse orgueilleuse et tyrannique, et l’un des actes qui lui attirent le plus violent ressentiment de ce parti est le licenciement de la garde norwégienne, dont tous les officiers étaient nobles. Ce licenciement va s'effectuer au moment où commence le drame, en 1779, au château royal de Christianbourg. Le comte Rantzau, prédécesseur de Struensée dans le poste de premier ministre, veut essayer de le détourner de ses projets de réforme, et lui reproche, à lui étranger, de s'entendre avec la reine Mathilde d’Angleterre, une autre étrangère, pour profiter de la faiblesse du roi et tout bouleverser dans le royaume. Ils se séparent sans avoir pu s’accorder, et Struensée, resté seul, tremble en pensant que son visage a trahi son émotion en entendant nommer la

reine, qu'il aime en secret (n° 2, MÉLODRAME, p. 24). Son père, le pasteur Struensée, entre en ce moment, et le supplie, mais en vain, de renoncer à un dangereux pouvoir et de le suivre dans sa retraite.

(No 3, premier entr'acte, LA RÉVOLTE, p. 2%.)

AGTE II. — La nouvelle de la révolte des gardes est apportée à Struensée et à la reine Mathilde. Struensée, bien que décidé d’abord à résister à leurs exigences, s'y soumet par dévouement pour la reine et pour éviter de plus grands malheurs ; il vient annoncer à la reine que, suivant son désir, il a cédé au torrent et que tout est rentré dans l’ordre. On entend une marche joyeuse des soldats qui s’éloignent peu à peu (n° 4, MARCHE ET CHOEUR, p. 30). Struensée considère dès lors son œuvre comme manquée, et veut donner sa démission. La reine le supplie de rester, et il y consent facilement. Il a laissé échapper l’aveu de son amour, et la reine, après son départ, cherche à se prémunir contre sa propre faiblesse et envisage l’avenir avec effroi (n° 5, MÉLODRAME, p. 46). La reine douairière, Julie, mère du roi et l’ennemie de Mathilde et de Struensée, s'occupe, pendant ce temps, à combiner le plan de leur chute avec ses partisans. L’arrestation du comte doit avoir lieu cette même nuit, au bal masqué, à une heure (n° 6, MÉLODRAME, p. 98).

(N° 7, deuxième entr'acte, LE BAL, polonaise, p. 50.)

Acte HI. — Divers incidents du bal. Struensée ne tient aucun compte des avis qu'on lui donne de se méfier d’un traître; le comte Rantzau lui-même, un des conjurés, vient l'avertir des dangers qui le menacent. Il est masqué, et Struensée, qui ne le reconnaît pas, refuse d'écouter ses conseils. Il rentre chez lui, et bientôt après on vient l'arrêter, sur un ordre arraché au roi, tandis que Rantzau et quelques officiers se rendent chez la reine dans le même but.

(N° 8, troisième entr'acte, L'AUBERGE DU VILLAGE, p. 62.)

ACTE IV. — Des paysans réunis dans une auberge boivent et s’entretiennent des événements récents; ils en instruisent le pasteur Struensée, qui arrive par hasard au milieu d'eux, et qui s'évanouit en apprenant la nouvelle de l'arrestation de son fils. — Pour consommer la perte du premier ministre et pouvoir l'envoyer à l'échafaud en l’accusant de haute trahison, on obtient par la ruse, de la reine Mathilde, l'aveu écrit de l'amour de Struensée, en lui persuadant que le roi ne voudra pas frapper celui qui a eu sa souveraine pour complice.

(N° 9, INTRODUCTION au cinquième acte, p. 70.)

AcTE V. — Struensée, en prison, dort d’un sommeil agité; le nom de Mathilde revient plusieurs fois sur ses lèvres (n° 10, LE RÊVE DE SrruEnsée). Rantzau vient lui offrir le moyen de fuir, à la condition par lui de quitter le Danemark; Struensée refuse en apprenant que ses amis sont enveloppés dans sa disgrâce, et que le divorce et le bannissement de la reine sont prononcés. Bientôt on lui signifie son arrêt de mort; son père vient l'assister dans ce solennel instant, et un cortége de soldats et de magistrats s'’avance pour l'emmener au lieu de l’exécution (n° 41, MARCHE FUNÈBRE, p. 78). Le pasteur le bénit, et un instant après un lugubre roulement de tambours annonce que tout est consommé. Le père s’agenouille et prie pour son fils (n° 12 et 13, LA BÉNÉDICTION, p. 80, — DERNIER MOMENT, p. 82).

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