PARIS
Une ligne de redoutes lïée^ par de^ retranchements couvrait les villages de la Chapelle et de la Villettej, barrait la plaine et s'appuyait sur la droite aux buttes de Belleville, surla gauche à celles, de Montmartre.
Cette ligne faisait partie d'une position retranchée qui s'étendait, la droite sur les hauteurs de Belleville, Romainvile, Fontenay-au-bois et Nagent où elle s'appuyait à la Marne; la gauche sur les buttesde Montmartre et sur la croupe qui descend de Montmartre à Saint-Ouen où elle s'appuyait à la Seina
On fortifiait comme postes avancés à la gauche Saint-Denis et Pontoise, à la droite Villeneuve Saint Georges et Corbeil. Les trois premiers étaient des postes fermés. A Corbeil, un camp retranché enveloppait la partie de la ville et couronnait les hauteurs situées sur la rive droite de la Seîhe.
J'ai l'honneur de mettre sous les yeux du conseil, les plans et mémoires de ces projets qui se
irouvent aux dépôts de la guerre et des fortifications. Ils donnent les motifs et le tracé des ouvrages. Les notes historiques demandées au général Dabadie qui était employé au camp sons Paris compléteront ces renseignements.
Si Ton compare le projet de 1792 au projet développé dans le rapport du 12 janvier i8i4, sur les hauteurs à fortifier pour la défense immédiate de Paris, on voit que ces projets diffèrent essentiellement dans leur base.
i^ En 1792 la ligne d'opération des armées de Clairfait et Brunswick partait de Stenaj et de Verdun ; un corps du duc de Saxe Teschen menaçait Lille. Toute l'offensive des ennemis était à la droite de la Marne.
Aujourd'hui comme je l'ai remarqué, Fennemi peut marcher à la droite de la Marne ou à la gauche de la Seine, ou entre Seine et Marne jusqu'à la hauteur de Meaux et de Melun pour prendre ensuite l'une des deux premières lignes.
Bien donc que sa marche à la droite de la Marne soit la plus probable, puisqu'elle, le conduit sur les hauteurs qui dominent immédiatement Paris et lui donnent les meilleurs postes qu'il puisse occuper pour réduire, contenir et évacuer en sûreté la capitale, il faut que la dé-
fense embrasse le coté Sud de Penceinte comme le coté Nord, puisque les obstacles qu'on lui opposerait sur ce dernier côté seulement le ramènerait à pénétrer par le côté négligé.
2^ En 1792 on se bornait à couvrir Paris par une position fortifiée dont Pétendue exigerait seule une grande armée.
Aujourd'hui qu'il faut couvrir Paris des deux côtés, on ttepeut occuper et l'on ne propose ai^ Nord comme au Sud qu'une ligue de défense plus concentrée et composée d'un certain nombre de saillants qui occuperont les hauteurs, et les points capitaux seront bien fortifiés et défendus par les troupes de ligne; ce qui met le reste de Penceinte en des rentrants peu succeptibles d'attaque, qu'il suffit de mettre hors d'insulte et qui seront défendus ou plutôt surveillés par la garde nationale.
§. IL CAMP DE SOISSONS EN 179a.
. En 1792 on détermina cinq camps ou cantonnements destinés à recevoir les bataillons, à les exercer et à les mettre en état d'entrer en ligne. Les cinq points étaient Paris, Meaux, Soissons^ Rheims , et Châlons sur Marne.
A Paris on reconnut trois camps ^VnvL d«ni la
plaine (partie non inondée) de GenenUerSi Tautre dans la presqu'île de SainuMaur , le troisième qui est celui du maréchal de Pujr-Ségur, de Saint'Denjrs aux pentes des hauteurs de Romainville, le front couvert par le ruisseau de Rouillon; mais ce n'était que des camps de rassemblements et de manœuvres , et Ton proposait en même temps la position retranchée que j'ai décrite §. i*''.
Meaux et Rheims n'étaient que de^cantonnements où camps de passage d'où l'on dirigeait les bataillons sur les camps principaux de Châlon$ et de Soissons.
Le camp de Châlons était en avant de cette ville à Notre Dame de TÈpine sur la Yesle. Il était bien choisi comme camp de réunion et de départ des troupes destinées à renforcer l'armée qui défendait l'Argonne. Nous l'examinerons dans le §. III comme position défensive sur la ligne d'opération à la droite de la Marne.
Soissons était un camp de rassemblement plus important comme intermédiaire entre les points menacés de la frontière du Nord et de la Meuse. C'est encore aujourd'hui le meilleur point qiCon puisse choisir comme position défensive entre la Marne et Loire et sur le flanc de l'ennemi. La position la plus défensive est sur les hauteurs de
la rive droite de PAisne; le front œuvert par Soissons. Cette ville est un bon poste d' armée ^ fortifiée sur les deux rives par une enceinte bastionnée dont les remparts sont larges et les revêtements presque partout assez hauts et assez bien conservés pour qu'il n'jr ait qu'un petit nombre de points et les portes à mettre hors d'insulte. L'avant-garde et les tirailleurs peuvent occuper les faubourgs, les villages et les gorges sur une demi circonférence dont la ville serait le centre et la ligne d'appui. Cette position tient les routes de Rheims, Château-Thierrjr, Compiègne et a derrière soi celle de Noyon pour se retirer sur l'Oise. Lie corps d'at*mée de Soissons tiendrait un poste à Oulchj le Château pour garder la croisière des routes qui vont de Château-Thierrj à Soisson$ et de Rheims à Villers-Coterets par la Fère en Tardenois. Oulchy ne forme point position contre cette dernière route; mais c'est une traverse dans laquelle il est douteux que l'ennemi s'engage. La route de Château-Thierrj à Soissons est bonne. La position d'OuIchy la défend bien surtout en rompant le pont de l'Ourcq et tenant les moulins dont les écluses peuvent inonder la prairie.
§. m. POSITIONS DE LA MARNE.
I*'*. POSITION DE lA Marne.
1*. Défilés de VArgonne et trouée de Pas-
savant.
Si Pennemi pénétrait par Verdun, il importera de tenir les défilés de VArgonne et la trouée de Passavant entre les forêts de l'Argonne et de Belvalle.
La trouée de Passavant n'offre que de mauvais chemins à travers des gorges et des ravins; il suflSt de les rompre et de les surveiller' par un corps de troupes. Les grandes routes traversent la forêt de FArgonne.
La campagne de 1792 a rendu fameux les défilés de cette forêt Ces défilés au nombre de cinq sont en allant du Nord au Sud.
I*. Celui du Chêne le Populeux^ qui va de Beaumont à Attigni. C'est la route de Rheims et Châlons à Sedan et Mouzon.
2*. Celui de la Croix qui va de Buzancj à Youziers : c'est la route de Rheims ou Châlons à Stenai et Mont-Medi
3*. Celui de Grandpré qui va de Buzançy à Autry: c'est la route de Sainte-Menehould à Stenai.
4*. Celui de Pierre Croisée et de la Chalade qui conduit de Varenne à Sainte-Menehould, et coupe à Pierre Croisée le chemin de Clermont à Grandpré.
5^ Celui des Ilettes qm va de Clermont à Sainte-Menehould: c'est la grande route de Metz à Paris.
En 1 792 , les défilés du Chêne le Populeux et de la Croix étaient gardés par des détachements de l'armée de Dumouriez qui tenait ledéjilé de Grandpré. ha ^o^iiion éisït derrière l'Oise, la gauche à Grandpré, la droite à Marcq.
Une ligne de postes occupaient les villages de la rive droite, et communiquaient par des ponts avec le camp de la rive gauche.
Le flanc gauche et les derrières étaient protégés par l'Aisne. La retraite était par les ponts de et de Grand-Hax et dans la position d'Autry sur la rive gauche de l'Aisne.
Le général Dilon, gardait par un détachement les défilés de la Chalade et de Pierre Croisée et tenait le défilé des Ilettes, campé sur la côte de Biesme, ayant devant lui la rivière et divers ouvrages de campagne.
Je me borne à rappeler que le défilé de laGrc»x, mal gardé et forcé par rennemi, fit tomber celui du Chêne le Populeux, et obligea Dumouriez à quitter son camp de Grandpré; qu'il yint se poster devant Sainte-Menehould sur la gauche de l'ennemi adossé au défilé des Ilettes que gardait et que défendait le général Dilon ; que l'ennemi vint se placer au camp de la Lune entre ceux de Sainte-Menehould et de Châlons ; mais qu'il ne fit ce mouvement qu'après la fusion des corps de Rellerman et de Beurnauville qui portait l'armée de Dumouriez à soixante mille hommes, tandis que celle du duc de Brunswick réduite à quatre vingt mille s'afiaiblissait tous les jours par la djrssenterie.
Cest assez dire que dans les circonstances, si l'un des défilés de l'Argonne ou la trouée de Passavant étaient forcés ou tournés, par l'ennemi, l'armée ou les corps destinés à les garder devraient se retirer dans la position de Châlons.
a*. Position de Chdlons.
La position de Notre Dame de V Epine sur la Yesle, couvre Châlons, mais elle est faible, la droite est mal assurée^ la retraite à travers la ville et sur le pont de Châlons est un long défilé.
La position défensiye me paraît étire snv la rive gauche de la Marne» coayerf e par la tille de Châlonsqui a une enceinte , peut-être mise à Fabri d^insulte et donne un bon poste d^armée. Des corps avancés occuperaient les faubourgs et les villages • sur les trois débouchés de Rheims, Saint e-Mene* hould et Vitri.
De ChdlonSy Farmée a sa retraite par deux routes, celle de Château-Thierry et celle de Montmirail. Celle de Château-Thierry est meilleure, mais plus longue et montueuse. Celle de Montmirail est plus courte et praticable; depuis qu^on a mis en état une lacune dont Fachèvement a été soUicité, tout ensemble, dans Fintérêt du commerce et des transports militaires.
Ces deux routes se réunissent à la Ferlé sous Jouarre. Ce n'est donc qu'à la Ferté qu'on trouve une position centrale.
Quelle que soit la route que prenne notre armée, il importe qu'elle soit déterminée d'avance, pour qu'on puisse rompre l'autre, y multipUer les obstacles et empêcher Fennemi d'arriver avant nous à la Ferté.
De Châlons, si notre armée est beaucoup plus fiaiUe, Fennemi pourra détacher un corps par la route de Sexanne et de CoulommierSj afin de se
porter sur Meaux, tandis que son armée marcherait sur la Ferté. Il faut donc aussi rompre et fermer cette route, ce qui est facile dans la forêt de Traconne et les marais deSaintGond,etsur plu- * sieurs autres points de la Brie Pouilleuse, où lé terrain est défoncé dans les étés humides et sur^ tout en hiver.
Cette ligne de marais etde forêtsenlre la Marne et la Seine, fait partie d'ailleurs de celle que reconnaît le colonel Prost, et il proposera sans doute sur le pays qu'il connaît déjà, les meilleurs moyens de fermer ou de rompre les routes de Sézanne et de MontmiraiL
Il doit aussi reconnaître les points d'Épemaj et de Rheims, le pays entre la Marne et la Fesle, et les moyens de le fermer aux partis.
Je me bornerai donc à indiquer les positions que Tarmée peut prendre en defçà de cette ligne, sur les deux routes d'Allemagne depuis Ëpemay et MontmiraiL
3*. Positions de la route d Allemagne entre
Épernajr et la Ferté.
La route qui cotoye la Marne entre Épemay^et Château-Thierry, coupe des vallons et des ravins
qui offrent plusieurs positions. La plus remarquable est celle de Paroi ou de Cresancyen deçà du vallon du Surmelin, la gauche à Fossoy, la droite vers Condé, défendant la côte sur laquelle la route s'élève par une rampe difficile pour les voitures très chargées. On peut rompre la route sur les deux coteaux et dans le vallon.
A ChdteaU'Thierry, on peut défendre la Marne, en fortifiant les ponts et le faubourg de Marne. Le Château démolin'offre plus qu'un plateau dont l'ancienne Marne reste en partie pour préserver la ville de la chute des éboulements. La vieille enceinte de la ville subsiste sur une grande partie, mais forme presque partout des terrassesde jardins. Il faudrait beaucoup de travail pour la mettre en état de défense. On ne peut guères considérer Château-Thierry que comme tête de pont et poste en avant d'une position défensive. Cette position est sur les hauteurs qui dominent Château-Thierry. La gauche aux Chenaux , à cheval sur la route de Soissonsjla droite au vallon d'Essommes, à cheval sur la routede la Ferté j lecentre occupant le plateau entre les vallons d^Ëssommes et de Vencelles , couvert par ledernier. On occuperaitcommepostesavances Château-Thierry et les villages du Mont-Saint- Père, Brasse et Essommes, sur la rive gauche de la Marne.
Si Parmée était faible elle pourrait n'occuper que les hauteurs entre le yal d'Essommes et celui de Vencelles.
Dans ce dernier cas, si Tennemi se rendait maître de Château-Thierry le poste d'Essommes seraitimportant pour empêcher les parties de se porter sur Luzancjr^ par les routes de Charly et de Villers auxPierreSyOude tourner la droite par le val de Moineaux.
Montreuil auoc Lions ^ offre une position intermédiaire entre Château-Thierry et la Ferté ; la droite à la Marne, la gauche aux bois d'Huisi,Ie front protégé par le vallon de Montreuil, occupant comme postes avancés ce village et ceux de Sainte Aulde et d'HuisL Ou peut rompre la route â l'aqueduc que traverse.le ruisseau qui n'est point un obstacle. Cette position ne peut être tournée que par la gauche.
4*. Positions entre Montmirail et la Ferté.
Les forêts, les étangs et les ruisseaux offrent sur cette route une suite de lignes que Farmée peut occuper, et qu'un simple corps peut garder même, si la retraite se fait par Château-Thierry.
Je me bornerai à indiquer les positions de Vieux Maisons^ de BasseviUe et de Bussières
qui peuvent être le mieux soutenues du corps de réserve de la Ferté.
La position de F'teuœ-Maisons appuyé la gauche à la forêt de Nogent^ la droite au confluent du ruisseau de Vieux-Maisons et du petit Morin.
La position de Bassenlle est Couverte par la forêt de Nogent et par les étangs et les bois de la rive gauche du petit Morin.
La position de Bussières appuyé la gauche à la Marne, la droite au petit Morin, ayant devant elle les ruisseaux et les vallons de Sacy et d'Orly.
Dans ces deux positions le centre est accessihle par le plateau qui sépare les eaux de la Marne et du petit Morin, mais Fîntervalle entre les bois, les étangs et les ravins est facile à fermer,
5*. Position de la Ferté-sous-Jouarre.
La position défensive est en deçà du petit Morin, la gauche à son confluent, la droite à la petite ville de Jouarre. On retrancherait les deux ponts de la grande route et de la rampe de Jouarre. On peut les enfermer dans un même re^ tranchement, avec une usine dont la retenue sou-tient les eaux du petit Morin*
La droite de Tannée et les équipages auraient leur retraite par la grande route, dans la position de Saint-Jean les deux Jumeaux.
La gauche et le centre arriveraient dans la même position par la route de traverse, qui va de Jouarre à Meaux en passant aux Signets et descendant à Trilport. Mais il faudrait dès ce moment faire arranger cette route pour la retraite et tout préparer pour la rompre ensuite, surtout dans le vallon sept forts, au delà duquel le général commandant la droite aurait, dans sa retraite, la précaution d'envoyer d'avance ses équipages.
Le front serait couvert par le petit Morin , par la Marne et par le poste de la Ferté, dont il faudrait occuper du moins la partie en deçà de la Marne, après avoir brisé les ponts.
Ces ponts, s'ils n'ont pas été réparés depuis quelque temps, doivent être visités avec soin, pour assurer dans la retraite, le transport de la grosse artillerie.
^*. Position de Saint- Jean les deux Jumeaux.
Cette position appuyé sa gauche à la Marne et
aux bois de MeauXy sa droite aux étangs et aux bois du Mans. Son front est couvert par le ravin de Saint-Jean et par les pentes escarpées de la Marne. On peut couper la rampe en plusieurs points et surtout dans celui où elle traverse une ravine assez profonde.
La retraite serait sur MeauoCy en faisant établir lih second pont à Trilport^ et filer d'avance le parc et les bagages.
7**. Position de Meauoc.
La bonne position défensive est sur la hauteur en deçà de cette ville; la droite à la Marne, à cheval sur la route de Paris; la gauche à Cregy, coupant la route de Dammartin; le front retranché par le canal de l'Ourccj. On occuperait Meaux comme poste d'armée, en profitant de son enceinte qui n'est ouverte qu'en un petit nombre de pointset retranchant à la rive gauche de la Marne le contrefort de Saint Rigomet, sur lequel s'élèvent les routes de Lagny et de Melun.
Un corps d'observation placé sur le grand Morin à Couilljr et Saint Germain, garderait le nœud des routes et couvrirait Lagni.
(436) IL Position à la gauche de la Seine.
Le colonel Prost reconnaît les positions de l'Yonne, jusques et compris celle du canal de Loing.
Le major du génie Paulin a reconnu celle de la Haute Seine depuis Troyes.
Il reste à indiquer les positions de la Seine en deçà du Loing.
I*. Position de la rivière d Essonne.
La position est sur la rive gauche de la rivière d^Essonne,la gauche à la Seine, la droite au dessus d'Essonne.
Pour couvrir Corbeil et le moulin à poudre li'Essonne, on fortifiera le contrefort étroil qui s'avance entre la Seine et le repli que la vallée fait en amont du moulin à poudre. Des postes avancés écarteront Fennemi.
Sur la rive droite de la Seine, on occupera la position dç 1 792, en se renfermant dans les points indispensables; afin de couvrir de ce côté le pont et les moulins de Corbeil, et de jeter des troupes entre Seine et Marne.
a*. Position de VOrge et de VYs^e^.
Cest la position du maréchal de Puji$égur; la gauche à Juvisi, k centre à Long-Jumeau, la droite à Palaiseau.
Cette position que le maréchal itidi(}ue pour une armée de ïoo, oooiiommes peut être rélrécie entre Long-Jumeau et Juvisi j en occupéaat Palaiseau , comme poste couvrant la droite.
C'est à cette position que se rapporte le postc^ de Villeneuve Saint George^ comme tête d'ua pont de bateaux, destinée $ founager et couric lepays entre Seine et Marne-.
On réduirait autant que possible les ouvrsfges^ projetés en i^^iyen occupant paï un fort avaihcé et détaché la hauteur de la justice qu'on envelo'pperait alors dans Tenceinte.
3*. Position de ta riçière de Bièçre.. .
Quand l'ennemi a passé la position de Loqg- Jumeau^ la Seipe et la. rivière de Bièvre, laissent entr'elles la plaine haute du Long-Boj^u, et la plaine basse de Choisi et d'Ivri; dans lesqueUes aucun obstacle naturel n's^rrete l'ennemi.. Qi) ne peut donc guères l'empêcher de se porter par ces. ;plaines contre la ligne de défende qui couvxç immédiatement Paris:
Mai? il est douteux qull s'engage dans cet angle, QJi son front se rétrécirait de plus en plus, avant d'avoir foncé la position latérale de la rivière deBièvre.
Cette position eu arc de cercle aurait sa droite au bois de Verrière, son centre à Antoni, sa gauche au Bourg-la-Reine.
Un corps surveillerait la route de Bièvre à Paris par ChâtiUon.
Des avant-postes occuperaient les villages de la vallée de Bièvre et spécialement Fresnes et THai à la gauche, Bièvre et Joui à la droite.
Cette position aurait pour retraite celle de Fontenai*aux-Roses, la dernière qui couvre Paris de ce coté.
4°. Position de FontenaL
Cette position a sa gauche à la rivière de fiiè- 'vre, en deçà de Bourg-la-Reine occupant le village de Bagneux , le centre à Fontenai-aux- Roses, la droite aux bois de Clamart et de Meudon.
On occuperaitcomme postes de flanc ou d'avaiatt* garde Arcueil, Gentilly et Bicêtre^ Sceaux, le Plessis-Piquet, Clamart et Meudon j surveillant lesdébouchés de la plaine haute à travers les bois*
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